Ségolène Royal s’oppose à l’augmentation des prix des péages



Mardi 16 Décembre 2014


Reçu par Jean-Jacques Bourdin, la ministre de l’Ecologie du développement durable et de l’énergie a affirmé qu’elle s’oppose au projet d’augmentation des prix des péages. S’appuyant sur le rapport de la Cour des comptes qui épinglait les concessionnaires, la ministre leur demande un effort d’un milliard d’euros en 2015.



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Mardi 16 décembre, la ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie s’est déclarée pour un gel des tarifs autoroutiers en 2015. « Une prise de position qui intervient à la veille de la présentation du rapport d'information de la Commission du développement durable de l'Assemblée nationale sur la place des autoroutes dans les infrastructures de transport » rappelle Les Echos.

« Les tarifs ont trop augmenté par rapport au coût de la vie donc il faut rendre aux automobilistes un peu de justice et d'équité tarifaire » défend la ministre.
Cette déclaration est une réponse aux sociétés d’autoroutes qui avaient proposé d’augmenter de 0,6% en moyenne les tarifs en 2015. Selon les zones, ces augmentations pouvaient varier de 0,27% à 1,13%. « Dans la foulée de cette annonce, l'action Vinci perdait 3,5%, tandis que le titre Eiffage cédait 0,5% » précise le quotidien économique.

Rentes des concessionnaires

La position de la ministre va être d’autant mieux reçue par les automobilistes que les Cour des Comptes a récemment dénoncé les rentes des sociétés concessionnaires. La ministre a par ailleurs expliqué que la résiliation des contrats était « une hypothèse parmi d’autres que le gouvernement n’écarte pas. » Il pourrait aussi y avoir une résiliation partielle ou des discussions sur la modification des modalités actuelles. « Il faut que les sociétés d'autoroutes fassent rapidement des propositions comme cela leur a été demandé pour savoir comment elles appliquent les recommandations de la Cour des comptes » a continué Ségolène Royal.

Enfin, l’ancienne candidate à la présidence a estimé qu’un effort d’un milliard d’euros pourrait être demandé à ces concessionnaires. Cette contribution qui, a-t-elle ajouté, représente moins de 10% de ce qui a été versé aux actionnaires, pourrait être demandé sous forme de taxe.