Taxes et marges excessives, le cocktail perdant pour le prix des carburants



Vendredi 11 Mai 2018


L’association de défense des consommateurs CLCV s’est adressée au gouvernement pour lui demander de contrer la hausse des prix du carburant à la pompe. Selon elle, l’exécutif doit agir sur le phénomène causé par les taxes et les marges des professionnels du secteur.



ILD
Inutile d’être docteur en économie pour comprendre qu’il y a une anomalie. Alors que le prix du baril ne s’est pas envolé, les prix à la pompe, eux, sont à des niveaux inquiétants. C’est donc en milieu de chaine qu’il faut trouver la raison de cette hausse avec taxation et marges des professionnels. En l’occurrence, estiment unanimement les observateurs, les deux leviers sont en cause. Une situation que dénonce l’association CLCV qui interpelle le gouvernement à ce sujet. « La CLCV «appelle les pouvoirs publics à interrompre leur politique d'augmentation des taxes sur le carburant et les professionnels à modérer leurs marges de distribution». Elle constate que les prix ont fortement augmenté, avec une hausse de près de 10 centimes sur un an par litre pour l'essence et de 15 centimes pour le diesel. Or la progression des cours du pétrole n'est que partiellement responsable de ces augmentations, selon la CLCV. Le renforcement de l'euro par rapport au dollar (monnaie dans laquelle s'échange le pétrole) a d'ailleurs modéré cette hausse pour les clients européens » relate La Dépêche du Midi dans un article en ligne.

L’association de défense des consommateurs dénonce une situation qu’elle juge excessive d’autant qu’elle est déconnectée d’une conjoncture économique globale sur laquelle le gouvernement n’aurait pas la main. « Depuis le début de cette décennie, on a assisté à une hausse tendancielle pour atteindre une dizaine de centimes le litre. En outre, cette marge connaît parfois des hausses ponctuellement fortes comme on le constate depuis quelques jours », affirme le communiqué de l’association.

Un plaidoyer qui souligne la taxation accrue des carburants et qui risque de ne pas faire changer d’avis l’exécutif. Cette politique étant inclue dans le plan climat énergie assume depuis le début de taxer le diesel au même titre que l’essence.

Joseph Martin