Thales : la défense propulse bénéfices et commandes à des niveaux historiques



Mardi 3 Mars 2026


En 2025, Thalès affiche des bénéfices en forte hausse et des ventes record, soutenus par la montée des budgets militaires et la guerre en Iran. Le groupe renforce son carnet de commandes et améliore sa rentabilité dans un contexte géopolitique tendu.



Thalès : une rentabilité en forte progression portée par la défense

L’exercice 2025 marque un tournant pour Thalès. Le groupe enregistre un bénéfice net de 1,68 milliard d’euros, en progression de 66 % sur un an. Son résultat opérationnel ajusté atteint 2,74 milliards d’euros, en hausse de 14 %, tandis que le chiffre d’affaires grimpe à 22,14 milliards d’euros, soit une croissance de 8,8 %. La performance est nette, lisible, structurée autour d’un moteur central : la défense.

Sur les neuf premiers mois de l’année, les ventes totales atteignent 15,26 milliards d’euros, avec une progression de 13,9 % dans le segment défense. Patrice Caine, PDG du groupe, a indiqué que « les perspectives et la visibilité ont été encore renforcées en 2025 dans le secteur défense ». Il a également rappelé que « bon nombre de pays avaient sous-investi dans la défense pendant une, peut-être même deux générations ». Le rattrapage budgétaire se traduit désormais dans les comptes.

Guerre en Iran et budgets militaires : un carnet de commandes solide

Le contexte international agit comme un accélérateur. L’intensification de la guerre en Iran a contribué à renforcer les commandes d’équipements militaires, notamment dans les domaines des radars, des systèmes de commandement et des technologies embarquées. Les États sécurisent leurs capacités de surveillance et de défense aérienne, ce qui bénéficie directement aux industriels spécialisés.

En 2025, les prises de commandes de Thalès atteignent 25,26 milliards d’euros, un niveau supérieur au chiffre d’affaires annuel. Ce différentiel assure une visibilité pluriannuelle. Un porte-parole du groupe a précisé que « les activités de défense et l’avionique ont porté notre meilleure performance bénéficiaire en 2025 ». Pour le groupe, la dynamique actuelle ne relève pas d’un pic isolé, mais d’un cycle durable alimenté par la révision des priorités sécuritaires mondiales.

Adélaïde Motte