​Evergrande en défaut de paiement, assure Fitch



Jeudi 9 Décembre 2021


L’agence de notation américaine Fitch annonce que le géant chinois de l’immobilier Evergrande est en défaut de paiement. Avec une dette de 260 milliards d’euros qui menace depuis des mois, le groupe n’est pas parvenu à rembourser d’un remboursement des intérêts de sa dette.



Le premier domino est-il tombé pour Evergrade ? « Au moment où leur santé financière inquiète les marchés, deux promoteurs immobiliers chinois ont fait des défauts de paiement, a annoncé, jeudi 9 décembre, l’agence de notation Fitch. Il s’agit du premier défaut de paiement pour le géant chinois de l’immobilier Evergrande, étranglé par une dette abyssale d’environ 260 milliards d’euros. Le poids lourd du secteur se débat depuis plusieurs mois pour honorer ses paiements d’intérêts et ses livraisons d’appartements » annonce l’Agence France presse.

Début novembre, Evergrande aurait du payer 73 millions d’euros qui correspondent aux intérêts de sa dette. Un délai d’un mois lui a été accordé et alors qu’il est arrivé à échéance cette semaine, la somme n’a toujours pas été payée. « Malgré plusieurs échéances manquées en septembre, Evergrande était jusque-là toujours parvenu à rembourser in extremis ses créanciers » rappelle l’AFP.

L’agence de presse révèle par ailleurs qu’un autre promoteur chinois, moins connu mais très important, est dans la même situation : « Le promoteur chinois Kaisa, vingt-septième en matière de chiffre d’affaires mais l’un des plus endettés de Chine, n’a pas, lui non plus, honoré un remboursement, selon Fitch. Kaisa aurait dû s’acquitter, mardi, d’un remboursement de 400 millions de dollars (353 millions d’euros) dus sur des intérêts d’emprunt. Dès la semaine dernière, le groupe avait averti qu’il risquait de se retrouver en défaut de paiement. Kaisa, qui compte 17 000 salariés, avait été en 2015 le premier groupe immobilier chinois à faire l’objet d’un défaut de paiement sur des obligations en dollars. » Ces derniers mois, les inquiétudes des investisseurs étrangers avaient été modérés par l’espoir que l’État central interviendrait. Avec ces défauts de paiements, les regards se tournent de manière insistante vers les autorités afin d’évaluer leur politique dans le domaine et éventuellement rassurer sur les risques d’effondrement. »

Joseph Martin