​PSA va supprimer plus de 2 000 postes français en 2017



Lundi 17 Octobre 2016


Les mauvaises nouvelles pour l’emploi n’arrivent jamais seules. Après Alstom c’est au tour de PSA d’annoncer la suppression de plus de 2 000 postes, a annoncé le syndicat FO. La société a beau rappeler qu’il ne s’agit pas d’un plan social, les départs volontaires et « mobilités externes » sont de mauvais augure pour l’emploi.



PSA a annoncé que 2 133 postes de ses usines vont être supprimées en France en 2017. Une très mauvaise nouvelle confirmée par le syndicat FO et largement relayée dans la presse. Alors que le constructeur affirme haut et fort qu’il ne s’agit pas d’un plan social, la nouvelle démontre cependant que le secteur industriel français se porte toujours aussi mal.
 
« La direction mise sur une hausse des "mobilités externes sécurisées" (projet professionnel vers un autre employeur, congé de reclassement ou de transition professionnelle...). Elle espère convaincre l'an prochain "au moins 1.025 salariés". 983 "congés seniors" sont envisagés l'année prochaine, là où près de 1.600 étaient attendus en 2016. Avec ce dispositif, les salariés peuvent partir plusieurs années avant l'âge légal de retraite (jusqu'à 5 ans à Rennes et Poissy), avec 70% ou 75% de leur rémunération brute » explique France 3. La chaine publique précise par ailleurs qu’une centaine de salariés pourront prendre des congés longue durée pour 600 euros brut et un prime pendant deux ans maximums. Tout est donc bon pour limiter la masse salariale du groupe sans mettre en place un plan social.
 
C’est la quatrième année consécutive que PSA met en avant une stratégie de départs volontaires en France et évite les plans de licenciements sous pression des syndicats. Une position maintenue alors que la stratégie chinoise du groupe semblait porter ses fruits puisque « les comptes du Groupe PSA, premier constructeur français avec 2,97 millions de véhicules vendus dans le monde, sont repassés dans le vert pour la première fois depuis 5 ans » rapporte France 3. Des chiffres positifs rendus possible en grande partie par ces suppressions de postes puisque depuis 2013 les effectifs du groupe français ont été réduit de 17 000 personnes pour atteindre aujourd’hui un total de 57 000 salariés en France.
 

Joseph Martin