​Uber dit tout simplement non aux revendications syndicales



Vendredi 17 Mars 2017


Sans ménagement, Uber a refusé les revendications tarifaires de ses chauffeurs. Les discussions entre les dirigeants et les représentants syndicaux n’ont pas porté de fruits et les tensions restent intactes.



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Décidément Uber ne fait rien comme tout le monde. « La plateforme de réservation de voitures Uber a opposé mercredi soir un "refus en bloc" aux revendications tarifaires des chauffeurs de VTC, ont indiqué des représentants des chauffeurs à l'issue d'une première réunion sur le sujet » rapporte La Tribune.fr.
 
La compagnie n’a même pas donné l’impression de commencer à négocier sur les tarifs avec les chauffeurs. Une situation d’autant plus ubuesque que la compagnie avait déclaré fin février accepter que se tienne une réunion pour discuter des tarifs. « Les discussions, démarrées en début d'après-midi dans un hôtel du 19e arrondissement, ont duré plus de 5H30, dont deux heures de présentation Powerpoint pour expliquer en détail le modèle économique d'Uber et sa stratégie tarifaire, basée sur le concept de la majoration » continue le magazine.
 
Le principal point de discorde est la volonté des chauffeurs de mettre en place un tarif minimum pour éviter les courses trop courtes et non rentables qui se multiplient dans les grandes villes. Une volonté que la compagnie de VTC estime trop risquée puisqu’elle reviendrait quasiment à se mettre au niveau des services des taxis et donc perdre sa force. Dans cette bataille se sont surtout les tarifs des UberPool, que les clients peuvent partager pour limiter les prix. « Elle (( la compagnie Uber ndlr) a beau expliquer aux chauffeurs qu'elle risquerait ainsi de perdre des clients, ceux-ci sont persuadés que les clients sont tellement habitués à utiliser Uber - évoquant même un réflexe établi - qu'une variation des prix n'y changerait rien. La plateforme avait en revanche annoncé être pour l'idée d'un revenu minimum pour les chauffeurs. Hélas ceux-ci ne veulent rien lâcher sur les tarifs. Dialogue de sourds en somme » lit-on plus loin. Alors que les négociations n’étaient pas encore terminées, les syndicalistes prévenaient déjà qu’en cas d’échec ils en appelleraient à l’Etat qui a déjà nommé un médiateur.
 
 

Joseph Martin