Un absentéisme tiré par les arrêts longs, pas par les absences courtes
Premier enseignement majeur : la hausse du taux d’absentéisme ne s’explique pas par une multiplication des absences de courte durée. Celles-ci restent nombreuses – 44 % des arrêts concernent des périodes de 1 à 3 jours – mais leur impact sur le taux global est marginal, inférieur à 0,2 point. À l’inverse, ce sont les arrêts longs qui structurent la dynamique actuelle. Les arrêts de plus de deux mois représentent désormais plus des deux tiers du taux global. Plus encore, les arrêts de plus de six mois pèsent à eux seuls 2,1 points du taux global en 2025, contre 1,6 point en 2022, d’après l’étude détaillée du Datascope.
Cette évolution est déterminante pour les entreprises. Elle signifie que le sujet principal n’est plus la gestion de l’absentéisme ponctuel, mais la prévention des situations de rupture durable avec le travail. Le coût organisationnel, humain et économique se concentre désormais sur une minorité de situations longues, mais lourdes.
Cette évolution est déterminante pour les entreprises. Elle signifie que le sujet principal n’est plus la gestion de l’absentéisme ponctuel, mais la prévention des situations de rupture durable avec le travail. Le coût organisationnel, humain et économique se concentre désormais sur une minorité de situations longues, mais lourdes.
Jeunes salariés : une montée rapide et un profil d’absences spécifique
Le baromètre met également en lumière une progression marquée chez les jeunes actifs. L’absentéisme augmente de 10 % chez les moins de 30 ans et de 11 % chez les 30-35 ans, selon les données reprises par TF1 Info. Au-delà de la hausse, Axa décrit un profil d’absentéisme particulier. Les jeunes salariés cumulent plusieurs caractéristiques : une fréquence élevée d’arrêts courts, souvent liée à des épisodes épidémiques, mais aussi une progression des arrêts répétés et, surtout, une montée des arrêts longs.
Les données détaillées montrent que les moins de 30 ans atteignent 105 arrêts pour 100 salariés sur un an, avec 57 % d’arrêts de 1 à 3 jours. Parallèlement, ils sont fortement concernés par les arrêts de longue durée. Dans cette tranche d’âge, les troubles psychologiques représentent 51 % des arrêts longs. Pour les managers, ce double profil – absences fréquentes et fragilité sur les arrêts longs – renvoie à des enjeux de socialisation professionnelle, de stabilité des parcours et de conditions d’entrée dans l’emploi.
Autre évolution structurante : la progression de l’absentéisme chez les cadres. Longtemps moins exposés, ils connaissent désormais une hausse de 8 % en 2025, selon TF1 Info. Le phénomène reste quantitativement plus limité que dans d’autres catégories, mais il est qualitativement stratégique. Axa souligne que la durée moyenne des arrêts des cadres dépasse désormais celle des non-cadres. Chez les hommes cadres de 30 à 45 ans, l’absentéisme progresse de 16 % et que la fréquence des arrêts de plus de six mois bondit de 38 %.
Les données détaillées montrent que les moins de 30 ans atteignent 105 arrêts pour 100 salariés sur un an, avec 57 % d’arrêts de 1 à 3 jours. Parallèlement, ils sont fortement concernés par les arrêts de longue durée. Dans cette tranche d’âge, les troubles psychologiques représentent 51 % des arrêts longs. Pour les managers, ce double profil – absences fréquentes et fragilité sur les arrêts longs – renvoie à des enjeux de socialisation professionnelle, de stabilité des parcours et de conditions d’entrée dans l’emploi.
Autre évolution structurante : la progression de l’absentéisme chez les cadres. Longtemps moins exposés, ils connaissent désormais une hausse de 8 % en 2025, selon TF1 Info. Le phénomène reste quantitativement plus limité que dans d’autres catégories, mais il est qualitativement stratégique. Axa souligne que la durée moyenne des arrêts des cadres dépasse désormais celle des non-cadres. Chez les hommes cadres de 30 à 45 ans, l’absentéisme progresse de 16 % et que la fréquence des arrêts de plus de six mois bondit de 38 %.
La santé mentale, premier moteur de l’absentéisme
Le point central du baromètre Axa concerne la santé mentale. Les troubles psychologiques s’imposent désormais comme la première cause des arrêts longs. Chez les moins de 30 ans, ils représentent 51 % des arrêts de longue durée. Chez les 30-35 ans, cette part atteint 54 %. L’étude met également en évidence un rajeunissement des situations : l’âge moyen de survenue de ces troubles passe de 43,3 ans en 2019 à 40 ans en 2025.
Ce déplacement générationnel est un signal fort. Il traduit une exposition plus précoce aux risques psychosociaux, mais aussi une moindre capacité d’absorption des tensions professionnelles.
Ce déplacement générationnel est un signal fort. Il traduit une exposition plus précoce aux risques psychosociaux, mais aussi une moindre capacité d’absorption des tensions professionnelles.

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