L’électrification capte toute la croissance
Sur janvier-février, les immatriculations dans l’Union européenne reculent de 1,2% à 1,66 million de véhicules, tandis que le mois de février affiche un léger rebond à +1,4% (865 437 unités), selon les données de l'ACEA publiées le 24 mars 2026.
Le principal moteur du marché est désormais clairement identifié : les motorisations électrifiées. Les ventes de voitures électriques à batterie progressent de 22,3% sur les deux premiers mois, atteignant 312 369 unités et 18,8% de part de marché. Les hybrides rechargeables bondissent de 30,6% à 162 751 unités (9,8%), tandis que les hybrides classiques dominent toujours avec 643 898 unités et 38,7% du marché. Au total, ces trois technologies représentent environ 67% des immatriculations en Europe, contre moins de 60% un an plus tôt.
À l’inverse, les motorisations thermiques s’effondrent. Les ventes de voitures essence chutent de 23,3% à 374 774 unités et celles de diesel reculent de 17,7%. Leur part combinée tombe à 30,6% du marché, contre 38,7% un an auparavant. Cette bascule traduit un changement structurel : la croissance du marché ne provient plus du volume global, mais exclusivement du transfert vers l’électrifié.
Le principal moteur du marché est désormais clairement identifié : les motorisations électrifiées. Les ventes de voitures électriques à batterie progressent de 22,3% sur les deux premiers mois, atteignant 312 369 unités et 18,8% de part de marché. Les hybrides rechargeables bondissent de 30,6% à 162 751 unités (9,8%), tandis que les hybrides classiques dominent toujours avec 643 898 unités et 38,7% du marché. Au total, ces trois technologies représentent environ 67% des immatriculations en Europe, contre moins de 60% un an plus tôt.
À l’inverse, les motorisations thermiques s’effondrent. Les ventes de voitures essence chutent de 23,3% à 374 774 unités et celles de diesel reculent de 17,7%. Leur part combinée tombe à 30,6% du marché, contre 38,7% un an auparavant. Cette bascule traduit un changement structurel : la croissance du marché ne provient plus du volume global, mais exclusivement du transfert vers l’électrifié.
Constructeurs : une hiérarchie en recomposition
Dans ce contexte, les performances des constructeurs divergent fortement. Les groupes historiques européens résistent mais peinent à retrouver une dynamique forte. Volkswagen affiche une croissance modérée de ses immatriculations (+2,2%), confirmant sa position de leader mais sans véritable accélération. Stellantis se distingue avec une progression plus solide (+9,5% sur les deux premiers mois), portée notamment par certaines marques comme Fiat ou Opel, et par une stratégie plus agressive sur les segments électrifiés.
À l’inverse, Renault Group est en net recul, avec une baisse de 14% à 16% selon les périodes, pénalisé par un positionnement produit en transition et une exposition plus forte aux segments thermiques en déclin.
À l’inverse, Renault Group est en net recul, avec une baisse de 14% à 16% selon les périodes, pénalisé par un positionnement produit en transition et une exposition plus forte aux segments thermiques en déclin.
L’offensive des nouveaux entrants, en particulier chinois
La transformation du marché profite pleinement aux nouveaux acteurs, en particulier chinois. BYD apparaît comme le grand gagnant de ce début d’année avec une hausse de 179% de ses ventes en Europe, à 29 291 unités sur deux mois. Le constructeur s’impose progressivement comme un concurrent direct des acteurs historiques et rivalise désormais avec Tesla, dont les ventes progressent également (+11,8% en février) après plus d’un an de recul.
Pour l’industrie automobile européenne, les conséquences sont multiples. D’un côté, les constructeurs doivent investir massivement dans l’électrification pour répondre aux normes environnementales et à l’évolution de la demande. De l’autre, ils font face à une rentabilité sous pression, notamment sur les véhicules électriques encore moins profitables. Les assouplissements récents des réglementations CO₂ en Europe traduisent d’ailleurs les difficultés du secteur à absorber cette transition à marche forcée.
Pour l’industrie automobile européenne, les conséquences sont multiples. D’un côté, les constructeurs doivent investir massivement dans l’électrification pour répondre aux normes environnementales et à l’évolution de la demande. De l’autre, ils font face à une rentabilité sous pression, notamment sur les véhicules électriques encore moins profitables. Les assouplissements récents des réglementations CO₂ en Europe traduisent d’ailleurs les difficultés du secteur à absorber cette transition à marche forcée.
Vers une nouvelle structure du marché
Le marché automobile européen entre ainsi dans une phase de rupture. Le thermique, longtemps pilier de l’industrie, devient marginal. L’hybride s’impose comme solution dominante à court terme, tandis que l’électrique poursuit sa montée en puissance.
Pour les constructeurs, l’enjeu n’est plus seulement de réussir la transition énergétique, mais de redéfinir leur modèle industriel dans un environnement où la croissance est faible, la concurrence accrue et les investissements massifs. La recomposition du secteur est désormais engagée. Elle devrait s’accélérer dans les prochaines années, avec à la clé une redistribution durable des parts de marché à l’échelle mondiale.
Pour les constructeurs, l’enjeu n’est plus seulement de réussir la transition énergétique, mais de redéfinir leur modèle industriel dans un environnement où la croissance est faible, la concurrence accrue et les investissements massifs. La recomposition du secteur est désormais engagée. Elle devrait s’accélérer dans les prochaines années, avec à la clé une redistribution durable des parts de marché à l’échelle mondiale.

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