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Autorité de la concurrence : moins d’amendes, plus de vigilance




Vendredi 9 Janvier 2026


En 2025, l’Autorité de la concurrence a infligé 379 millions d’euros de sanctions aux entreprises. Un montant en net recul, mais des décisions très ciblées. Derrière ces chiffres, une stratégie claire : sécuriser les marchés tout en accompagnant les grandes manœuvres économiques.



Concurrence : des sanctions en baisse, une régulation toujours active

En 2025, la concurrence n’a pas échappé au radar du régulateur, mais le niveau des sanctions a fortement diminué. L’Autorité de la concurrence a prononcé 379 millions d’euros d’amendes, soit un montant près de quatre fois inférieur à celui de 2024. Cette baisse ne traduit pas un affaiblissement du contrôle, mais une évolution de la nature des dossiers examinés, davantage concentrés sur des abus ciblés que sur des cartels de grande ampleur.

Pour les entreprises, le signal est double. D’un côté, la concurrence reste strictement encadrée, avec huit décisions contentieuses, dont cinq assorties de sanctions. De l’autre, la moyenne historique rappelle que le risque demeure élevé : depuis 2010, les amendes atteignent en moyenne 656 millions d’euros par an, selon l’Autorité de la concurrence. La prudence reste donc de mise dans les stratégies commerciales et contractuelles.

Des affaires emblématiques et un contrôle renforcé des opérations

Plusieurs dossiers ont marqué l’année. L’Autorité de la concurrence a sanctionné Apple à hauteur de 150 millions d’euros pour abus de position dominante sur la publicité mobile. Elle a également frappé fort avec une amende de 187,49 millions d’euros dans une affaire d’entente sur les carburants en Corse, la sanction la plus lourde de 2025. Des pratiques de non-débauchage ont aussi été sanctionnées, à hauteur de 29,5 millions d’euros, rappelant que la concurrence s’étend désormais pleinement au marché du travail.

Parallèlement, l’activité de contrôle des concentrations a atteint un niveau record. En 2025, l’Autorité de la concurrence a examiné 328 opérations, représentant plus de 31 milliards d’euros de transactions, notamment dans la grande distribution. Aucune interdiction n’a été prononcée, mais ces décisions illustrent une régulation préventive assumée. Les opérations de croissance restent possibles, à condition d’intégrer très en amont les exigences de la concurrence.

Adélaïde Motte




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