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Crise financière mondiale et comptabilisation des instruments financiers : vers plus de simplicité et de cohérence




Lundi 19 Juillet 2010


La crise financière mondiale a souligné les enjeux majeurs liés à la comptabilisation des instruments financiers et incité les deux principaux normalisateurs à réfléchir ensemble à ces questions dans une perspective de simplicité et de cohérence.



Crise financière mondiale et comptabilisation des instruments financiers  : vers plus de simplicité et de cohérence
Aujourd’hui, un travail de recherche approfondi conduit par PricewaterhouseCoopers permet d’enrichir le débat par le point de vue d’un groupe d’investisseurs et d’analystes, parties prenantes importantes.

L’International Accounting Standards Board (IASB) et le Financial Accounting Standards Board (FASB) ont décidé, fin 2008, de conjuguer leurs efforts pour réexaminer tous les aspects de la comptabilisation des instruments financiers. Toutefois, l’IASB et le FASB ont évolué dans des directions différentes. Le FASB propose que tous les instruments financiers soient comptabilisés à la juste valeur, y compris les prêts et les dépôts bancaires, tandis que l’IASB cherche à conserver une partie du modèle existant de comptabilisation des instruments financiers, qui combine juste valeur et coût amorti selon la nature de l’instrument financier, souvent dénommé le modèle mixte.

PwC a interrogé un échantillon diversifié d’investisseurs et d’analystes afin de mieux comprendre leurs points de vue sur la comptabilisation des instruments financiers. Les résultats, basés sur 62 entretiens individuels approfondis avec des professionnels de l’investissement, apportent un éclairage sur l'utilisation des informations sur les instruments financiers dans leurs approches analytiques. L’objectif était de recueillir et présenter les points de vue d’un large groupe de professionnels de l’investissement. Les participants ont exprimés des opinions diverses ; cependant des tendances constantes sont ressorties.

Une majorité de participants est en faveur d’un modèle d’évaluation mixte, la comptabilisation à la juste valeur étant réservée aux instruments à plus court terme et le coût amorti aux instruments à plus long terme (en particulier les prêts et les dépôts bancaires) lorsqu’une entreprise compte détenir ces instruments afin d’en collecter les flux de trésorerie contractuels. Ce point de vue est exprimé de façon identique dans tous les secteurs d’activité et dans toutes les zones géographiques de l’échantillon interrogé.

Les partisans du modèle d’évaluation mixte considèrent qu’il permet de mieux traduire la réalité commerciale et économique motivant la détention des instruments. Ils soulignent également l’importance de ne pas polluer le résultat avec des variations de la juste valeur des instruments détenus dans une perspective de long terme par opposition à une perspective de gains de trading à court terme.

Les informations sur la juste valeur des instruments financiers sont considérées comme pertinentes et utiles par la plupart des personnes interrogées, sans toutefois constituer l’élément principal de leur analyse. Elles sont utilisées de différentes manières par les participants, mais généralement dans le cadre de leur analyse de la liquidité ou l’adéquation des fonds propres ou pour estimer la valeur d’entreprise. Ces informations sont rarement utilisées comme un indicateur des cash flows futurs.

Tous les participants déclarent souhaiter l’amélioration des informations sur la juste valeur.Les améliorations citées comprennent des informations détaillées, sans être excessives, sur la composition des portefeuilles et sur les facteurs de risque, sur les méthodes d’évaluation et les hypothèses, et sur l’analyse de sensibilité en cas de variations des principales hypothèses.

Le modèle de provisionnement basé sur les pertes attendues (« expected loss ») fait l’unanimité, par opposition à un modèle basé sur les pertes encourues (« incurred loss »). Cette préférence s’accompagne d’un souhait de définition des modalités de mise en œuvre d’un modèle de pertes attendues. Les participants disent être préoccupés par le fait que faute d’être défini de façon rigoureuse, un modèle de pertes attendues pourrait conduire à un excès de subjectivité dans le but de faciliter la gestion des résultats.

« Cette étude met fin à un malentendu : les investisseurs n’attendent pas une information financière exclusivement fondée sur la fair value.

Par ailleurs, elle montre que les points de vue des investisseurs européens et américains sont très proches sur cette question. De manière générale, la majorité des investisseurs attendent un reporting financier en phase avec le modèle économique des entreprises. L’information financière doit notamment intégrer l’horizon de gestion de leurs activités explique Etienne Boris, directeur général de PricewaterhouseCoopers France. En réalisant cette enquête, nous avons souhaité comprendre le point de vue d’un groupe d’investisseurs large et diversifié sur certaines des questions clés concernant la comptabilisation des instruments financiers. Nous estimons que les résultats de cette étude sont une contribution importante au débat actuel et à la transparence »,

À propos de PricewaterhouseCoopers

Les entités membres de PricewaterhouseCoopers (PwC) développent des missions d’audit, de conseil et d’expertise comptable pour des entreprises et des organisations, publiques et privées, privilégiant des approches sectorielles et assurant confiance et valeur ajoutée pour ses clients et l’ensemble des parties prenantes.

En France, PwC développe cette approche avec Landwell & Associés, société d'avocats membre du réseau PricewaterhouseCoopers. Constitué d’entités légalement autonomes et indépendantes, membres de PricewaterhouseCoopers International Limited, PwC rassemble en France 3 800 personnes dans 25 bureaux.
Dans le monde, plus de 163 000 personnes travaillent au sein du réseau dans 151 pays, partageant points de vue, expériences et solutions pour proposer des perspectives innovantes et des conseils adaptés à chaque problématique.


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