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Développement international : pourquoi les entrepreneurs français accélèrent en 2026




Lundi 5 Janvier 2026


Le développement international s’impose comme une priorité stratégique pour une majorité d’entrepreneurs français en 2026. Portés par la recherche de rentabilité, un moral en amélioration et le besoin d’échapper à certaines contraintes nationales, ils regardent désormais vers l’Europe, l’Asie du Sud-Est et le Moyen-Orient pour sécuriser leurs marges et soutenir leur croissance.



Une priorité stratégique pour préserver marges et compétitivité

Pour les chefs d’entreprise français, le développement international n’est plus seulement une option, mais un levier structurant. Selon le baromètre publié début janvier 2026, 56 % des dirigeants placent l’expansion à l’étranger parmi leurs priorités stratégiques, et 38 % envisagent concrètement de se déployer hors de France cette année. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte où la recherche de rentabilité demeure centrale : près de 83 % des dirigeants affirment vouloir protéger leurs marges et renforcer leur performance. Comme l’a résumé Gilles Bonnenfant, président d’Eurogroup Consulting, « les entrepreneurs vont chercher la rentabilité là où ils pensent la trouver », illustrant clairement la logique économique qui les pousse vers l’extérieur.

Parallèlement, l’état d’esprit des dirigeants joue un rôle déterminant. Malgré un environnement économique encore exigeant, environ un dirigeant sur deux se déclare confiant, neutre ou optimiste pour 2026. Cette amélioration de la confiance nourrit la volonté d’investir, d’oser et de franchir les frontières. Le développement international apparaît dès lors comme une réponse double : il permet d’ouvrir de nouveaux relais de croissance tout en réduisant la dépendance au seul marché français, jugé parfois trop contraint et trop incertain pour garantir durablement la compétitivité.

Où et pourquoi les entrepreneurs veulent se développer : opportunités et arbitrages

Les destinations privilégiées illustrent également la stratégie adoptée par les entrepreneurs français. L’Europe demeure la première zone de développement international, grâce à la proximité géographique, au cadre réglementaire harmonisé et à la stabilité des relations commerciales. Mais l’intérêt s’élargit : l’Asie du Sud-Est attire pour son dynamisme économique, tandis que le Moyen-Orient retrouve une place stratégique grâce à la vigueur de certains marchés sectoriels et à des politiques d’investissement attractives. Ce mouvement traduit une véritable ambition d’aller chercher des débouchés plus porteurs et mieux alignés avec les objectifs de croissance.

Enfin, le développement international répond aussi à une frustration croissante vis-à-vis du cadre national. Les dirigeants soulignent régulièrement le poids des réglementations françaises, la densité administrative et un environnement fiscal jugé parfois peu lisible. Dès lors, se projeter à l’étranger n’est pas seulement une opportunité : c’est aussi un moyen de s’offrir davantage de flexibilité stratégique et de visibilité. Les entrepreneurs veulent continuer à investir, innover et se développer ; pour beaucoup, cela passe désormais par l’international.

Adélaïde Motte




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