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Carnets du Business


           

Emirates ne veut plus des A350




Jeudi 12 Juin 2014


La prestigieuse compagnie aérienne a annoncé qu’elle renonçait à sa commande de 70 A350. Au moment de l’ouverture de ses Innovation Days, cette annonce porte un coup au portefeuille mais surtout à l’image de l’appareil. En réalité la décision serait plutôt stratégique de la part de Emirates Airways.



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C’est un coup dur pour Airbus. Alors que le groupe entamait ses Innovation Days, Emirates Airways annonce l’annulation de la commande de soixante-dix A350. Le contrat d’une valeur de 16 milliards lors de la signature en 2007 est évidemment difficile à avaler. Cependant, Airbus explique qu’il s’agissait d’un client de lancement et que donc la perte n’est pas catastrophique. Les porte-paroles de la société expliquent que les livraisons étant prévues de 2019 à 2023 l’avionneur dispose d’un délai suffisant pour s’adapter. Avec 742 commandes d’appareils, Airbus assure être confiant.

Mauvaise publicité

Au niveau de la communication, cette annonce est plus douloureuse. Emirates est le deuxième meilleur client du groupe derrière Qatar Airways. L’annonce d’annulation d’une commande interroge forcément sur les motivations de la compagnie aérienne. Au niveau de la perception de l’A350 par les éventuels clients, ce genre de décision est indéniablement une mauvaise publicité.

Pourtant le magazine Challenges explique que « la décision de la compagnie de Dubaï semble plutôt relever d'un choix stratégique ». En effet, d’après l’article consacré au sujet, Emirates « joue ainsi à fond sa stratégie de hub, en se concentrant sur les très gros porteurs, le bimoteur 777 et le quadriréacteur A380 (350 à 800 passagers). L'annulation de la commande d'A350 lui permet aussi d'éviter les coûts induits par l'introduction d'un troisième type d'avion dans sa flotte (maintenance, entraînement et qualification des équipages...). »

D’après le magazine, la compagnie aérienne savait que son statut de super client lui permettrait de négocier une bienveillance de la part d’Airbus en cas d’annulation. « Ce renoncement a, en tout cas, fait une victime, l'A350, qui s'appuie heureusement sur un carnet de commandes très solide. Dure à avaler pour Airbus, la décision d’Emirates à bien y regarder, n'est pas forcément illogique » conclue l’article.






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