Emploi bancaire en Europe : une destruction massive désormais assumée
La destruction d’emplois dans la banque européenne n’est plus un sujet marginal. Elle est désormais intégrée aux stratégies de long terme des grands établissements. Selon une analyse de Morgan Stanley, relayée par le Financial Times à la fin décembre 2025, plus de 212 000 emplois pourraient disparaître dans les banques européennes d’ici à 2030. Ce chiffre représente environ 10 % des effectifs du secteur, estimés à 2,12 millions de salariés.
Cette alerte sur l’emploi repose sur une logique économique précise. Depuis plusieurs années, la banque européenne souffre d’une rentabilité structurellement plus faible que celle de ses concurrentes américaines. Les marges sont sous pression, les exigences réglementaires demeurent élevées et les investisseurs réclament des rendements plus élevés. Dans ce contexte, la réduction de l’emploi apparaît comme un levier rapide et efficace pour améliorer les ratios financiers. Le Financial Times souligne ainsi que les investisseurs poussent activement les banques à réduire leurs coûts fixes, dont la masse salariale reste l’un des principaux postes.
L’intelligence artificielle accélère cette dynamique. Selon les analystes cités par le quotidien britannique, les banques européennes anticipent des gains d’efficacité pouvant atteindre 30 % grâce à l’automatisation et à la digitalisation. Dès lors, la destruction d’emplois devient non seulement probable, mais économiquement rationnelle aux yeux des directions bancaires.
Cette alerte sur l’emploi repose sur une logique économique précise. Depuis plusieurs années, la banque européenne souffre d’une rentabilité structurellement plus faible que celle de ses concurrentes américaines. Les marges sont sous pression, les exigences réglementaires demeurent élevées et les investisseurs réclament des rendements plus élevés. Dans ce contexte, la réduction de l’emploi apparaît comme un levier rapide et efficace pour améliorer les ratios financiers. Le Financial Times souligne ainsi que les investisseurs poussent activement les banques à réduire leurs coûts fixes, dont la masse salariale reste l’un des principaux postes.
L’intelligence artificielle accélère cette dynamique. Selon les analystes cités par le quotidien britannique, les banques européennes anticipent des gains d’efficacité pouvant atteindre 30 % grâce à l’automatisation et à la digitalisation. Dès lors, la destruction d’emplois devient non seulement probable, mais économiquement rationnelle aux yeux des directions bancaires.
Quels emplois bancaires sont les plus exposés à la suppression
La destruction d’emplois dans la banque européenne ne touche pas l’ensemble des métiers de manière uniforme. Les données issues de l’analyse de Morgan Stanley, reprises par plusieurs médias européens, montrent que les fonctions les plus menacées se situent au cœur des organisations. Les emplois de back-office, de middle-office, de conformité et de gestion des risques figurent parmi les plus exposés. Ces métiers, historiquement intensifs en main-d’œuvre, sont aujourd’hui particulièrement vulnérables à l’automatisation par l’intelligence artificielle.
Dans le même temps, l’emploi lié au réseau d’agences physiques recule fortement. La fermeture progressive des points de vente bancaires en Europe, déjà engagée depuis plusieurs années, s’accélère sous l’effet de la digitalisation des services. Cette évolution réduit le besoin en personnel d’accueil et de conseil, tandis que les outils numériques prennent en charge une part croissante des interactions clients.
Dans le même temps, l’emploi lié au réseau d’agences physiques recule fortement. La fermeture progressive des points de vente bancaires en Europe, déjà engagée depuis plusieurs années, s’accélère sous l’effet de la digitalisation des services. Cette évolution réduit le besoin en personnel d’accueil et de conseil, tandis que les outils numériques prennent en charge une part croissante des interactions clients.
Des plans de licenciements déjà engagés dans plusieurs grandes banques
L’alerte sur l’emploi bancaire se traduit déjà par des décisions concrètes. Plusieurs grandes banques européennes ont engagé ou annoncé des plans de restructuration significatifs. Selon le Financial Times, la banque néerlandaise ABN Amro prévoit de réduire près de 20 % de ses effectifs d’ici 2028.
En France, le discours des dirigeants bancaires confirme également cette orientation. Le directeur général de Société Générale a déclaré, selon le Financial Times, que « rien n’était sacré » en matière de réduction des coûts.
En France, le discours des dirigeants bancaires confirme également cette orientation. Le directeur général de Société Générale a déclaré, selon le Financial Times, que « rien n’était sacré » en matière de réduction des coûts.

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