Un CDI aménagé pour favoriser l’embauche des jeunes
Selon les documents transmis aux organisations syndicales et relayés par RTL, le Medef propose un CDI qui pourrait être rompu sans motif durant les premières années de la relation de travail. En contrepartie, une indemnisation progressive serait prévue, augmentant avec l’ancienneté du salarié. Le patronat affirme que ce mécanisme vise à lever les réticences de certains employeurs à embaucher durablement des jeunes, en réduisant le risque juridique associé au licenciement.
Le Medef justifie cette proposition par la situation du marché du travail des jeunes. Il met en avant un taux de chômage nettement supérieur à la moyenne nationale et souligne qu’environ 12 % des 15-29 ans étaient, en 2023, ni en emploi, ni en études, ni en formation. Pour l’organisation patronale, ces chiffres traduisent la nécessité de dispositifs spécifiques afin de faciliter l’entrée des jeunes sur le marché du travail.
Les propositions ne se limitent pas au seul contrat, détaille Le Parisien. Le Medef évoque également la possibilité d’adapter certaines règles existantes, notamment en matière de rémunération des primo-entrants. Dans ses documents, le salaire minimum est présenté comme pouvant constituer un frein à l’embauche dans certains secteurs, ouvrant la voie à des discussions sur des aménagements temporaires, encadrés et ciblés. Le patronat insiste toutefois sur le fait que ces pistes relèvent de la négociation et ne constituent pas, à ce stade, un projet de réforme législative abouti.
Le Medef justifie cette proposition par la situation du marché du travail des jeunes. Il met en avant un taux de chômage nettement supérieur à la moyenne nationale et souligne qu’environ 12 % des 15-29 ans étaient, en 2023, ni en emploi, ni en études, ni en formation. Pour l’organisation patronale, ces chiffres traduisent la nécessité de dispositifs spécifiques afin de faciliter l’entrée des jeunes sur le marché du travail.
Les propositions ne se limitent pas au seul contrat, détaille Le Parisien. Le Medef évoque également la possibilité d’adapter certaines règles existantes, notamment en matière de rémunération des primo-entrants. Dans ses documents, le salaire minimum est présenté comme pouvant constituer un frein à l’embauche dans certains secteurs, ouvrant la voie à des discussions sur des aménagements temporaires, encadrés et ciblés. Le patronat insiste toutefois sur le fait que ces pistes relèvent de la négociation et ne constituent pas, à ce stade, un projet de réforme législative abouti.
Des syndicats vent debout contre un risque de précarisation
Les réactions syndicales ont été rapides et largement critiques. La CGT a dénoncé une remise en cause du CDI et une fragilisation des droits des jeunes salariés, souligne Le Nouvel Obs. Sa direction estime que la possibilité de rompre un contrat sans motif pendant plusieurs années revient à instaurer une longue période d’incertitude pour les jeunes travailleurs, assimilable à une précarité prolongée.
D’autres organisations syndicales et étudiantes, dont l’Unef, ont exprimé des inquiétudes similaires. Elles établissent un parallèle avec le contrat première embauche (CPE), abandonné en 2006 après une mobilisation sociale massive. Pour ces acteurs, la proposition du Medef risque de créer une catégorie de salariés moins protégés, au seul motif de leur âge, et de retarder l’accès à un CDI offrant des garanties pleines et entières.
Du côté du Medef, les responsables contestent cette lecture. Ils affirment que l’objectif n’est pas de faciliter les licenciements, mais de favoriser les embauches, dans un contexte où de nombreux employeurs hésitent à recruter des jeunes en raison des contraintes juridiques. Le patronat souligne également que le projet s’inspire de dispositifs existant dans d’autres pays européens, comme l’Italie, où des contrats à droits progressifs ont été mis en place pour encourager l’emploi.
D’autres organisations syndicales et étudiantes, dont l’Unef, ont exprimé des inquiétudes similaires. Elles établissent un parallèle avec le contrat première embauche (CPE), abandonné en 2006 après une mobilisation sociale massive. Pour ces acteurs, la proposition du Medef risque de créer une catégorie de salariés moins protégés, au seul motif de leur âge, et de retarder l’accès à un CDI offrant des garanties pleines et entières.
Du côté du Medef, les responsables contestent cette lecture. Ils affirment que l’objectif n’est pas de faciliter les licenciements, mais de favoriser les embauches, dans un contexte où de nombreux employeurs hésitent à recruter des jeunes en raison des contraintes juridiques. Le patronat souligne également que le projet s’inspire de dispositifs existant dans d’autres pays européens, comme l’Italie, où des contrats à droits progressifs ont été mis en place pour encourager l’emploi.

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