Ce que veut faire Washington : réorienter l’énergie vers la sécurité
La ligne américaine est explicite. Selon Reuters le 17 février 2026, Chris Wright a déclaré que les États-Unis n’ont pas besoin d’un scénario de neutralité carbone et pourraient partir si l’agence reste dominée par des considérations climatiques. Le secrétaire à l’Énergie a précisé : « Nous ne sommes absolument pas satisfaits. » Il a ajouté que l’agence devait mener des réformes « pour que les États-Unis restent membres à long terme ».
L’administration Trump ne conteste pas l’existence de l’AIE. Elle conteste son orientation. L’objectif affiché est un recentrage sur la sécurité énergétique, entendue comme stabilité de l’approvisionnement, coordination en cas de crise et soutien aux marchés des hydrocarbures. Evidemment, cela implique de changer de braquet sur le réchauffement climatique et la baisse des émissions.
Chris Wright a encore durci le ton expliquant que les groupes militants peuvent agir librement, mais une organisation dédiée à la sécurité énergétique ne doit pas faire de militantisme climatique. Le message vise directement les scénarios de transition vers 2050 publiés par l’agence.
L’administration Trump ne conteste pas l’existence de l’AIE. Elle conteste son orientation. L’objectif affiché est un recentrage sur la sécurité énergétique, entendue comme stabilité de l’approvisionnement, coordination en cas de crise et soutien aux marchés des hydrocarbures. Evidemment, cela implique de changer de braquet sur le réchauffement climatique et la baisse des émissions.
Chris Wright a encore durci le ton expliquant que les groupes militants peuvent agir librement, mais une organisation dédiée à la sécurité énergétique ne doit pas faire de militantisme climatique. Le message vise directement les scénarios de transition vers 2050 publiés par l’agence.
Pourquoi cette offensive sur l’énergie maintenant ?
La menace intervient dans un contexte réglementaire américain profondément remanié. Le 12 février 2026, l’Associated Press a rapporté que l’Agence de protection de l’environnement avait annulé le « endangerment finding » adopté en 2009. Ce texte constituait la base juridique des régulations fédérales sur les gaz à effet de serre. Il y a donc une cohérence politique. Sur le plan intérieur, l’administration allège les contraintes climatiques. Sur le plan international, elle cherche à aligner les institutions de l’énergie sur cette nouvelle doctrine.
Pour Washington, les scénarios de neutralité carbone de l’AIE influencent les choix d’investissement mondiaux. Or, l’agence regroupe 31 pays membres et s’est imposée depuis sa création en 1974 comme référence analytique, selon l’AFP.
Pour Washington, les scénarios de neutralité carbone de l’AIE influencent les choix d’investissement mondiaux. Or, l’agence regroupe 31 pays membres et s’est imposée depuis sa création en 1974 comme référence analytique, selon l’AFP.
Quels impacts pour les entreprises ?
Pour les groupes énergétiques, la priorité américaine donnée aux hydrocarbures est un signal clair. Elle renforce la visibilité des projets pétroliers et gaziers domestiques. En revanche, elle introduit un décalage potentiel avec les stratégies européennes et asiatiques, souvent alignées sur les trajectoires de neutralité carbone.
Pour les investisseurs, le risque est institutionnel. Un retrait américain affaiblirait l’AIE, dont la mission initiale, depuis 1974, est de coordonner les réponses aux chocs d’approvisionnement. Les 18 et 19 février 2026, l’agence réunit ses ministres à Paris sous la présidence de Sophie Hermans et avec Fatih Birol comme directeur exécutif. Si Washington se retire, la capacité de coordination transatlantique en cas de crise énergétique pourrait être réduite. À l’inverse, si l’AIE accepte d’ajuster son positionnement, elle pourrait voir son mandat redéfini autour d’une conception plus stricte de la sécurité énergétique.
Pour les investisseurs, le risque est institutionnel. Un retrait américain affaiblirait l’AIE, dont la mission initiale, depuis 1974, est de coordonner les réponses aux chocs d’approvisionnement. Les 18 et 19 février 2026, l’agence réunit ses ministres à Paris sous la présidence de Sophie Hermans et avec Fatih Birol comme directeur exécutif. Si Washington se retire, la capacité de coordination transatlantique en cas de crise énergétique pourrait être réduite. À l’inverse, si l’AIE accepte d’ajuster son positionnement, elle pourrait voir son mandat redéfini autour d’une conception plus stricte de la sécurité énergétique.

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