Carnets du Business


           

Entre Renault et Nissan, l’heure est à la négociation




Mardi 10 Septembre 2019


Plus que jamais Nissan souhaite que Renault revoie à la baisse sa participation. Une éventualité envisageable pour le groupe Français et l’Etat actionnaire mais qui doit être conditionnée par des avantages conséquents pour le constructeur français.



Creative Commons - Pixabay
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L’étape qui suit l’affaire Carlos Ghosn. C’est celle que redoutait les responsables français de Renault et l’Etat actionnaire du groupe. En voyant la justice japonaise mettre le patron de l’alliance en prison pour des accusations graves de mauvaises gestions et de prévarications, l’équilibre même des forces entre les marques de l’alliance était en péril. D’autant que l’affaire Ghosn s’est avéré être le meilleur argument en faveur d’un rééquilibrage entre Nissan et Renault. « La tension semble être retombée entre Renault et Nissan. Et les Etats français et japonais sont à la manœuvre. Ainsi, dans un communiqué commun publié lundi, le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire et son homologue japonais Hiroshige Seko ont réaffirmé leur soutien à l'alliance et encouragé "les deux entreprises à renforcer la compétitivité de l'alliance. Ils ont également réaffirmé leur objectif commun de renforcer cette coopération profitable aux deux entreprises". Derrière cette déclaration franco-japonaise, il y a bien la reprise d'un dialogue, la relance des négociations sur un rééquilibrage de l'alliance Renault – Nissan » relève BFM Business

Pour comprendre la situation il faut étaler les volontés des uns et des autres. Nissan veut que Renault se désengage un peu de son actionnariat (43% du capital actuellement). Renault de son côté continue à lorgner sur Fiat Chrysler mais refuse de réduire sa participation sans contreparties importantes. Des éléments qui peuvent être des obstacles mais aussi des arguments clés pour faire avancer les négociations. « Renault entend ainsi obtenir des compensations, notamment sur le marché asiatique en exigeant que Nissan utilise par exemple ses batteries pour ses véhicules électriques. Ce ne sont pas les seules contreparties visées par Renault. Son patron Jean-Dominique Sénard veut clairement remettre sur la table le rapprochement avec Fiat Chrysler et reprendre à terme les négociations. D’ailleurs, le patron de Fiat Chrysler Mike Manley avait manifesté début août son "intérêt" pour qu'une telle fusion soit remise à l'ordre du jour "si les circonstances devaient évoluer" » continue l’article de la chaine économique.

Joseph Martin




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