Gaz et transport : des tarifs multipliés en quelques jours
Début mars 2026, le marché maritime du GNL a connu un emballement inédit. Le 2 mars, les tarifs journaliers des méthaniers dans l’Atlantique ont atteint 61 500 dollars par jour, soit environ 56 000 euros, en hausse de 43 % sur une seule séance, selon Reuters citant les données de Spark Commodities. Dans le Pacifique, les tarifs ont progressé à 41 000 dollars par jour, soit près de 37 000 euros, en hausse de 45 %.
La tension s’est rapidement intensifiée. Le 3 mars, l’indice Spark30S pour les méthaniers de 174 000 m³ dans l’Atlantique a atteint 161 750 dollars par jour, soit environ 148 000 euros, selon Riviera Maritime Media le 3 mars 2026. Dans le Pacifique, l’indice Spark25S a grimpé à 98 750 dollars par jour, soit près de 90 000 euros.
L’escalade s’est poursuivie jusqu’à des niveaux rarement observés. Le 5 mars, les tarifs spot journaliers pour certains méthaniers ont atteint 300 000 dollars par jour, soit environ 275 000 euros, sur des routes majeures reliant notamment le golfe du Mexique à l’Europe ou à l’Asie, selon le courtier maritime Fearnleys cité par Riviera Maritime Media. À titre de comparaison, ces mêmes routes évoluaient autour de 42 000 dollars par jour quelques jours plus tôt.
Les affréteurs cherchent désormais à sécuriser les navires disponibles à n’importe quel prix. Fearnleys explique ainsi que « les affréteurs sont prêts à payer des tarifs jusqu’à dix fois supérieurs à ceux de la semaine précédente pour obtenir un navire rapidement ».
La tension s’est rapidement intensifiée. Le 3 mars, l’indice Spark30S pour les méthaniers de 174 000 m³ dans l’Atlantique a atteint 161 750 dollars par jour, soit environ 148 000 euros, selon Riviera Maritime Media le 3 mars 2026. Dans le Pacifique, l’indice Spark25S a grimpé à 98 750 dollars par jour, soit près de 90 000 euros.
L’escalade s’est poursuivie jusqu’à des niveaux rarement observés. Le 5 mars, les tarifs spot journaliers pour certains méthaniers ont atteint 300 000 dollars par jour, soit environ 275 000 euros, sur des routes majeures reliant notamment le golfe du Mexique à l’Europe ou à l’Asie, selon le courtier maritime Fearnleys cité par Riviera Maritime Media. À titre de comparaison, ces mêmes routes évoluaient autour de 42 000 dollars par jour quelques jours plus tôt.
Les affréteurs cherchent désormais à sécuriser les navires disponibles à n’importe quel prix. Fearnleys explique ainsi que « les affréteurs sont prêts à payer des tarifs jusqu’à dix fois supérieurs à ceux de la semaine précédente pour obtenir un navire rapidement ».
GNL : les perturbations dans le Golfe désorganisent l’approvisionnement
La flambée du transport s’explique en grande partie par les perturbations dans le Golfe. Le détroit d’Ormuz constitue un point de passage clé pour les hydrocarbures : environ 20 % de l’offre mondiale de pétrole et de GNL y transite, souligne Reuters. La crise dans la région a provoqué une congestion maritime importante. Au moins 200 navires, dont des méthaniers, étaient immobilisés ou à l’ancre au large des principaux producteurs du Golfe.
Dans le même temps, le Qatar, l’un des plus grands exportateurs mondiaux de GNL, a dû interrompre sa production. Selon Reuters, le redémarrage de la liquéfaction pourrait nécessiter au moins deux semaines, puis encore deux semaines pour revenir à pleine capacité. Cette combinaison de facteurs a fortement réduit la disponibilité des cargaisons et des navires. Riviera Maritime Media mentionne qu’environ 20 méthaniers étaient déjà bloqués dans le Golfe au 3 mars, soit presque autant que le nombre de navires disponibles sur le marché spot.
Pour Konstantinos Karathanos, spécialiste du transport maritime, la situation est « très grave ». Il estime que les prix du gaz pourraient fortement augmenter et souligne que des hausses de plus de 40 % sont déjà observées en Europe et en Asie.
Dans le même temps, le Qatar, l’un des plus grands exportateurs mondiaux de GNL, a dû interrompre sa production. Selon Reuters, le redémarrage de la liquéfaction pourrait nécessiter au moins deux semaines, puis encore deux semaines pour revenir à pleine capacité. Cette combinaison de facteurs a fortement réduit la disponibilité des cargaisons et des navires. Riviera Maritime Media mentionne qu’environ 20 méthaniers étaient déjà bloqués dans le Golfe au 3 mars, soit presque autant que le nombre de navires disponibles sur le marché spot.
Pour Konstantinos Karathanos, spécialiste du transport maritime, la situation est « très grave ». Il estime que les prix du gaz pourraient fortement augmenter et souligne que des hausses de plus de 40 % sont déjà observées en Europe et en Asie.
Industrie lourde : un risque de hausse des coûts de production
Pour l’industrie lourde, la flambée du transport du GNL constitue un signal d’alerte. Dans de nombreux secteurs industriels, le gaz est une énergie clé. Il sert à alimenter les fours et les procédés thermiques, mais aussi de matière première dans certaines productions. Les secteurs les plus exposés sont notamment la sidérurgie, la chimie, les engrais, la verrerie ou encore la production de ciment. Dans ces industries, le gaz représente souvent une part importante des coûts d’exploitation.
Lorsque le coût du transport du GNL augmente fortement, le prix final du gaz livré augmente à son tour. Les importateurs doivent payer plus cher leurs cargaisons, ce qui se répercute ensuite sur les marchés de gros du gaz.
Les premiers effets apparaissent déjà dans certains pays importateurs. Reuters rapportait le 6 mars que le Bangladesh avait dû acheter deux cargaisons de GNL sur le marché spot à 28,28 dollars et 23,08 dollars par million de BTU, contre environ 10 dollars en janvier. Face à la hausse des coûts et aux tensions d’approvisionnement, le pays a dû rationner le gaz et fermer quatre usines d’engrais afin de préserver l’électricité et les usages prioritaires.
Pour l’industrie européenne, une flambée prolongée du transport du GNL pourrait se traduire par une nouvelle hausse du coût du gaz. Les entreprises les plus consommatrices d’énergie pourraient alors voir leurs marges se réduire, notamment dans les secteurs déjà fragilisés par les prix élevés de l’énergie.
Lorsque le coût du transport du GNL augmente fortement, le prix final du gaz livré augmente à son tour. Les importateurs doivent payer plus cher leurs cargaisons, ce qui se répercute ensuite sur les marchés de gros du gaz.
Les premiers effets apparaissent déjà dans certains pays importateurs. Reuters rapportait le 6 mars que le Bangladesh avait dû acheter deux cargaisons de GNL sur le marché spot à 28,28 dollars et 23,08 dollars par million de BTU, contre environ 10 dollars en janvier. Face à la hausse des coûts et aux tensions d’approvisionnement, le pays a dû rationner le gaz et fermer quatre usines d’engrais afin de préserver l’électricité et les usages prioritaires.
Pour l’industrie européenne, une flambée prolongée du transport du GNL pourrait se traduire par une nouvelle hausse du coût du gaz. Les entreprises les plus consommatrices d’énergie pourraient alors voir leurs marges se réduire, notamment dans les secteurs déjà fragilisés par les prix élevés de l’énergie.

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