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Carnets du Business


           

Geoffroy Roux de Bézieux, un libéral à la tête du Medef




Mercredi 4 Juillet 2018


Ce n’est pas la branche sociale du Medef qui l’a emporté avec Geoffroy Roux de Bézieux. Entrepreneur doué, il a lancé puis vendu The Phone House avant de diriger l’opérateur Virgin Mobile jusqu’à sa vente à SFR. Aujourd’hui à la tête d’un fonds d’investissement spécialisé dans les nouvelles technologies c’est un libéral assumé.



Creative Commons - Pixabay
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L’élection du nouveau président du Medef est riche en enseignement. Les représentants du principal syndicat patronal viennent de se prononcer dans un scrutin aux airs de prise de position. Avec 55,8% des voix, Geoffroy Roux de Bézieux devient leur représentant. Il a été choisi aux dépends de Alexandre Saubot, l’ancien négociateur social du Medef. Tout un symbole alors que Bézieux est une personnalité connue pour ne pas mettre l’accent sur le social.
 
La presse n’a pas eu grand mal à dresser le portrait de cet entrepreneur à succès aujourd’hui à la tête d’un fond d’investissement. Issu d’une grande famille lyonnaise, anoblie au XVIIème sicèle et fils de banquier, il est diplômé de l’Essec et de Paris Dauphine. Avant d’être un homme d’affaires prospère, il a passé deux ans dans les commandos de la marine nationale. Un parcours atypique qui ressemble à celui de son père, légionnaire puis banquier.
 
Libéral assumé, il s’appuie sur Milton Friedman en rejetant l’idée selon laquelle ce courant de pensée est synonyme de capitalisme non réglementé. Interrogé par L’Obs, il explique que c’est l’idée que la liberté économique amène la liberté politique qui le séduit chez l’économiste américain. « Je pense que la liberté est supérieure à l’égalité, notamment parce que c’est grâce à elle que les hommes innovent. Mais parallèlement, chacun doit être responsable de ses actes », confie-t-il au magazine. Sur la fiscalité des ménages et des entreprises il dénonce le système français qu’il juge excessif et va jusqu’à affirmer que le pays est géré « comme un ménage surendetté ».
 
Dans la droite ligne de la mythologie américaine du self-made man il rappelle qu’il a créé The Phone House en 1996 pour revendre 40 millions d’euros cette enseigne de téléphones à un groupe anglais en 2000.  « Il prend par la suite la tête de l'opérateur Virgin mobile, cédé depuis à Patrick Drahi (SFR). Cette cession lui permet de lancer en 2014 le fonds d'investissement Notus Technologies, qui détient entre autres l'entreprise d'huiles d'olive Oliviers&Co ou Le Fondant Baulois (gâteau au chocolat) » rappelle France TV Info dans une revue de presse qui lui est dédiée.

Joseph Martin





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