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Carnets du Business


           

Hausse du déficit public : le gouvernement fragilisé




Mercredi 12 Septembre 2018


Difficile pour le gouvernement de tenir son discours de rigueur et de réforme quand le déficit public augmente pour atteindre 2,8% du PIB. Une statistique qui vient d’être annoncée par Bercy et qui pose un défi plus politique qu’économique.



Image libre de droit - Creative Commons
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Le gouvernement de l’équilibre annonce que le déficit public augmente. L’annonce par le ministère de l’Economie d’une hausse du déficit public qui atteint 2,8% du PIB n’est pas une mince affaire pour l’exécutif français. Si ce n’est pas une catastrophe d’un point de vue économique – la loi des finances publiques prévoyaient 2,9% - c’est tout de même dur à encaisser. En effet, Paris a envoyé au printemps à Bruxelles une prévision de 2,4%. « De son côté, le déficit public de cette année, comme le laissait entendre le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, depuis une quinzaine de jours, devrait se situer « autour de 2,6 % », et non à 2,3 %. En cause, le tassement de la croissance, qui n’est plus prévue qu’à + 1,7 % pour 2018 et pour 2019 (et non plus 2 % et 1,9 %). Autre aléa, le reclassement de SNCF Réseau en administration publique, annoncé le 6 septembre, qui pèsera sur le déficit à hauteur de 0,1 point de PIB chaque année » résume Le Monde.

L’opposition politique a un boulevard pour critiquer l’action du gouvernement. Critiquant les mesures fiscales et réformes défendues pour des questions d’équilibre budgétaire, la hausse du déficit est facile à brandir. De son côté le gouvernement affirme que les causes sont conjoncturelles : hausse du pétrole, mouvements sociaux, intempéries et ponts de mai.  « Les artisans du budget 2019, pour qui il ne s’agit que d’un « trou d’air », se veulent optimistes pour la fin d’année. Ils mettent notamment en avant les « mesures pour le pouvoir d’achat » que sont la fameuse seconde tranche de baisse de cotisations et la suppression d’un tiers de la taxe d’habitation pour 80 % des foyers. En revanche, ils n’intègrent « aucun impact financier » — ni positif ni négatif — lié au prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, qui entrera finalement en vigueur le 1er janvier, après bien des polémiques » explique le quotidien français.

Joseph Martin




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