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Carnets du Business


           

Koweit, le contrat d’un milliard est une exception




Mercredi 10 Août 2016


En signant un contrat d’un milliard d’euros sur la vente d’hélicoptères, le Koweït entre dans le club des clients de l’industrie de l’armement français. En effet, depuis plus vingt ans, le pays du Golfe boudait les industriels français.



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Le contrat d’un milliard d’euros pour l’achat de 30 hélicoptères Caracal Airbus au Koweït, n’est pas un contrat de plus avec une pétromonarchie. En effet, contrairement à l’Arabie Saoudite, au Qatar ou aux Emirats Arabes unis, le Koweït boudait l’industrie française depuis plus de vingt ans. « Longtemps, très longtemps, le Koweït s'est détourné des industriels de l'armement français. Vingt ans de vaches maigres pour la France (1996-2016) alors que François Mitterrand avait envoyé en 1991 lors de l'opération Daguet, 19.000 soldats français  combattre pour la libération du territoire koweïtien envahi par l'Irak de Saddam Hussein. Certes il y a bien eu un contrat portant sur l'acquisition de huit patrouilleurs fabriqués par le chantier de Cherbourg Constructions mécaniques de Normandie (CMN) signé en 1995 avec Koweït City en présence de François Léotard, alors ministre de la Défense. Mais ce succès évalué à l'époque à plus de 450 millions d'euros fait figure finalement d'exception... » explique ainsi le site spécialisé La Tribune.fr.
 

Victoire politique avant tout

Les négociations pour ce type de contrats s’effectuent au plus haut niveau des deux pays. « Jean-Yves Le Drian s'est donc félicité des bonnes relations entre la France et le Koweït, pourtant empoisonnées ces derniers mois par le dossier Areva. Le fonds souverain du Koweït (KIA) qui détient une participation de 4,8% dans le groupe nucléaire, a perdu beaucoup d'argent. Fin 2010, une augmentation de capital avait vu l'Etat français et le Koweït investir respectivement 300 millions et 600 millions d'euros dans la société, au prix de 32,50 euros par action. Mardi, l'action Areva se trainait à 4,3 euros » détaille l’article.

C’est donc surtout une victoire politique à forte portée symbolique pour les deux pays qui affirment ainsi être des partenaires économiques et stratégiques. Lorsqu’on se souvient du scandale diplomatique entre Paris et Moscou pour l’annulation de contrats militaires – et notamment sur deux porte-hélicoptères – il est clair que ce type de transactions a valeur de déclaration diplomatique.
 

Joseph Martin





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