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L’Union européenne resserre ses critères de labellisation des produits bio




Mercredi 26 Mars 2014


L’Union européenne est en quête de cohérence pour sa réglementation concernant les produits issus de l’agriculture biologique. Des velléités qui ne seront pas sans effet sur le quotidien des agriculteurs pour qui le filon du bio est devenu une source de revenus appréciable à une époque où les producteurs peinent à valoriser leur marchandise sur les marchés.



Photo : U.S. Department of Agriculture
Photo : U.S. Department of Agriculture
« L’avenir du bio dans l’UE dépend de la qualité des produits vendus sous le logo bio européenne », assure Dacian Ciolos, commissaire européen à l’agriculture. Une déclaration qui résume bien l’ambition de la Commision qui souhaite désormais réserver son label aux productions 100 % biologique. N’est-ce pourtant pas déjà le cas ? La réponse, aussi paradoxale soit-elle, est négative.
 
À l’heure actuelle par exemple, est étiquetée « bio » la viande d’animaux nourris à 95 % de fourrage d’origine biologique. Ce seuil doit donc prochainement passer à 100 %. Plus généralement, la Commission européenne veut cesser de permettre aux exploitations agricoles mixtes de revendiquer la qualité biologique pour leur produit. Pour voir leurs produits estampillés de la sorte, les producteurs devront désormais cesser de combiner procédés de productions biologiques et conventionnels.
 
En dépit du resserrement de ces critères, le Commission européen souhaite que la mesure élargisse l’accès des petits producteurs au marché bio et simplifie les procédures de certifications. Les commissaires européens anticipent ainsi que le relèvement des critères de labellisation excluera du marché une partie de la concurrence extérieure, favorisant de ce fait les producteurs intraeuropéens. Rendre ainsi le bio plus attractif à ces derniers doit permettre de relever les capacités de production de l’EU qui n’ont pas augmenté autant que la demande pour ces produits au cours des dernières.
 
Reste maintenant à savoir si les producteurs qui pratiquaient déjà le bio et en tiraient bénéfice pourront mettre en conformité leur process de production, et si les nouveaux critères de labellisation suffiront à créer des vocations nouvelles en Europe.

La rédaction





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