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La SNCF se retire des secteurs non ferroviaires




Mardi 16 Juillet 2019


En cédant ses parts dans IDVroom, LeCab et Ouibus, la SNCF s’est débarrassée d’activités non ferroviaires qui n’étaient pas très rentables. Une stratégie qui pourrait se confirmer avec la cession d’autres actifs qui ne sont pas dans le secteur du train.



Creative Commons - Pixabay
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C’est un renoncement à une stratégie qui n’avait pas fait ses preuves. Après avoir investi des millions d’euros dans des activités de transports non ferroviaire, la SNCF a multiplié les cessions ces dernières semaines. « Mercredi 10 juillet, Klaxit, l’un des principaux acteurs français du covoiturage courte distance, a annoncé le rachat, pour une somme non communiquée, d’IDVroom, la filiale de la compagnie ferroviaire. Deux jours plus tôt, Keolis, sa branche de transport public, cédait ses 70 % dans LeCab à Snapcar, une autre plate-forme de VTC (voiture de transport avec chauffeur). Enfin, le 1er juillet, la SNCF bouclait la vente de Ouibus (ex-IDBus) à Blablacar en échange d’une prise de participation dans le spécialiste de covoiturage longue distance » liste Le MondeDésormais la SNCF garde seulement des parts dans Ouicar et Allocab dans lesquels le groupe a beaucoup investi. Mais qui, si le changement de cap se confirme, pourrait bien être aussi cédées. 

Comme le fait remarquer Le Monde, c’est un échec cuisant pour la direction du groupe qui annonçait en fanfares en 2015 vouloir être présent dans tous les secteurs du transport de personnes, excepté l’aérien : « Une stratégie ruineuse. Si les comptes des start-up rachetées n’ont jamais été publiés, plusieurs centaines de millions d’euros sont partis en fumée. La plus grosse perte provient du lancement de Ouibus, qui a accumulé près de 190 millions d’euros de déficit depuis 2012 pour tenter de se faire une place sur le nouveau marché des « cars Macron ». LeCab et IDVroom ont également demandé de lourds investissements, sans jamais atteindre l’équilibre. Les pertes se comptent en millions d’euros. »

Symptomatique des gros groupes qui pensent qu’il suffit d’acheter des startups ou investir des millions dans un concept pour s’accaparer un secteur, la SNCF est allée dans le mur. Dans des secteurs qui pourtant restent prometteur.

Joseph Martin




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