Carnets du Business


           

La petite cylindrée est-elle en train de devenir le véhicule du professionnel ?




Lundi 30 Juillet 2012


Pour de nombreux professionnels, le trajet qui sépare le foyer du lieu de travail est une source de perte de temps considérable. Effectué aux heures de pointe, il devient source de stress, de retard et d’allongement de la journée de travail. Pour remédier à ce problème, certains aménagent leurs horaires avec l’accord de la hiérarchie, d’autres s’équipent par exemple en deux-roues. À mi-chemin entre ces deux solutions, certaines entreprises font aujourd’hui le pari d’équiper leurs salariés en véhicules ultra-mobiles, inaugurant un marché que la congestion des centres économiques contribue indéniablement à entretenir.



La petite cylindrée est-elle en train de devenir le véhicule du professionnel ?
Pour l’écrasante majorité du salariat français, travail rime avec mouvement pendulaire. Deux fois par jours au moins et souvent aux heures de pointe, il faut se rendre sur son lieu de travail en utilisant un moyen de transport. Si la voiture offre le confort de la propriété et de la flexibilité et les transports en commun celui de l’économie financière et énergétique, il n’y guère que la moto et le scooter qui permettent de contourner le principal problème posé par la congestion urbaine : la perte de temps.
 
Pour cette simple raison, les professionnels sont toujours plus nombreux à s’équiper en moto ou en scooter avec pour but premier de se rendre sur leurs lieux de travail. Entre 2000 et 2008, le nombre d’immatriculations de véhicule doté d’un moteur de 125 cm3 a ainsi triplé, comme un symptôme de la congestion des centres-ville.
 
Face aux difficultés de circulation, les entreprises innovent. Celles qui gèrent une flotte de véhicule sont les premières à inclure le marché des véhicules légers dans leur stratégie. La voiture reste ainsi le moyen de transport privilégié des entreprises et des professionnels, mais l’utilité de la moto et du scooter tend à s’imposer. À l’occasion d’une livraison par exemple ou de tout autre trajet quotidien, ce type de véhicules demeure la solution de déplacement la plus économe en temps pour les employés.
 
Le marché des motos et scooters est indéniablement en fort développement. Divers facteurs laissent toutefois penser que la croissance de ce marché est encore en dessous de son maximum. Depuis janvier 2011 en effet, la conduite d’un véhicule 125cm requiert une formation obligatoire de 7 heures en auto-école dont le coût tourne autour de 300 euros alors qu’il pouvait auparavant être conduit librement par n’importe quel détenteur du permis B.. Très vraisemblablement, cette mesure a amené un certain nombre de motocyclistes en devenir à changer leur plan. D’après la Chambre Syndicale Internationale de l’Automobile et du Motocycle en effet, le nombre de véhicules de moins de 125 cm3 immatriculés au cours du premier quart de l’année a ainsi baissé de près de 20 % entre 2011 et 2012. Parallèlement d’après la Chambre, les immatriculations d'engins de plus de 125 cm3 qui nécessitent un permis sont restées stables sur la même période.
 
À l’effet de la législation, il faut également ajouter que la moto continue d’être perçue comme moins sûre que la voiture dans l’esprit des conducteurs. Il s’agit l’une d’une barrière supplémentaire, mais elle connaît un revers positif pour l'industrie: la forte progression du marché des véhicules à trois roues ces dernières années peut indéniablement être rapprochée de son positionnement comme un intermédiaire avantageux entre la mobilité du deux-roues et la sécurité de la voiture.
 
Bien des raisons laissent aujourd’hui penser que la moto ou le scooter de petite cylindrée sont amenés à devenir un partenaire toujours plus présent dans la vie du professionnel exerçant en zone urbaine. Depuis le début des années 2000, le marché de ce type de véhicule est en effet dopé par les achats particuliers, mais aussi par les entreprises qui trouvent l’intérêt de l’intégrer dans leur flotte de véhicule. Cette croissance est remarquable et pourtant, tout laisse penser qu’elle peut encore s’accentuer, la familiarisation du marché avec les récentes évolutions de la législation aidant et l’opinion des usagers de la route évoluant à l’égard des véhicules légers.

La rédaction





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