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Carnets du Business


           

Le Qatar au secours du Rafale ?




Dimanche 22 Juin 2014


Lundi 23 juin, l’émir du Qatar va rencontrer le président français. Dassault Aviation et ses partenaires Safran et Thales misent beaucoup sur cette rencontre pour enfin réussir à décrocher un contrat d’export du Rafale.



Les dirigeants de Dassault Aviation mais aussi des partenaires Thales et Safran, attendaient avec impatience la visite de l’émir du Qatar, Tamim bin Hamad Al-Thani. La rencontre est fixée pour le lundi 23 juin avec le président français, François Hollande. Les deux chefs d’Etat doivent signer des contrats avant un diner officiel. Si aucune déclaration officielle n’est allée dans le sens de l’aviation militaire française, il est plus que probable que le Rafale soit aussi au menu.

Qatar et Inde en dernière chance

Le remaniement du gouvernement français, avec un ministère des Affaires étrangères élargi, a donné une place plus importante à la diplomatie des affaires. Signe fort que le gouvernement veut aider ses acteurs économiques à décrocher de gros contrats à l’étranger. Dans ce domaine, le cas du Rafale est emblématique. Développé par Dassault Aviation et ses partenaires, cet avion de combat est considéré par les spécialistes comme le meilleur avion du monde. Mais son prix très élevé (45 millions d’euros) a empêché la société de conclure des contrats d’exports.

En dix ans d’existence, le Rafale a échoué en Suisse, aux Pays-Bas, en Corée du Sud, au Maroc, à Singapour et au Brésil. Le Qatar, qui envisagerait d’acheter 72 appareils, apparaît aux côtés de l’Inde (126 appareils en négociation), comme le dernier espoir de l’avionneur. Depuis 2011 le petit pays riche en hydrocarbures continue à envoyer des signes positifs mais aucun contrat n’a été signé. Pour François Hollande et le gouvernement cette transaction serait une victoire politique et stratégique de taille.

Du côté de Dassault, Safran et Thalès, les déclarations sont prudentes. Les groupes se souviennent de la déconvenue brésilienne. À l’époque le président Sarkozy avait célébré prématurément la victoire. Fin 2013, c’est la société suédoise Saab et son Gripen NG qui a finalement raflé le contrat. Les opérateurs français sont d’autant plus prudents qu’ils savent que l’émir va se rendre à Londres après Paris. Sur place les Anglais vont sans aucun doute proposer leur avion, l’Eurofighter Typhoon.






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