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Les Suisses ne veulent pas du salaire minimum le plus élevé du monde




Lundi 19 Mai 2014


Les Suisses ont clairement refusé dimanche 18 mai 2014 l’instauration dans le pays d’un salaire minimum unique d’environ 3 300 euros, qui aurait été le plus élevé du monde, d’après les premiers résultats publiés par l’institut helvétique GFS.Bern.



(Wikimedia)
(Wikimedia)
Un référendum était organisé dimanche 18 mai 2014 en Suisse, demandant la mise en place d’un salaire minimum unique de 22 francs suisses de l’heure, soit en environ 4 000 francs suisses bruts (3 300 euros) pour 42 heures hebdomadaires. Alors que les bureaux de vote ont fermé à 12h, les premiers résultats publiés par les autorités cantonales montrent que seulement 23% des Suisses se sont déclarés favorables à l’introduction de ce salaire minimum. Le non l’emporte à Bâle à hauteur de 62,8%, à Genève à hauteur de 66,2% et dans le canton de Vaud a à hauteur de 74%, selon un tweet de GFS.Bern, qui précise que la marge d’erreur est de 3%.

Ce salaire minimum aurait été le plus élevé au monde. A noter qu’il est fixé à 9,43 euros horaires en France, de 5,05 euros en Espagne et de 8,50 euros en Allemagne à compter de l’année 2015. Mais une grande partie de la population craignait que l’institution d’un tel salaire minimum favorise une hausse du chômage, aujourd’hui presque inexistant en Suisse (3,2% en avril 2014).

Pour les syndicats et les partis de gauche, le coût très élevé de la vie en Suisse justifierait ce salaire minimum de 4 000 euros. Opposés à ce projet, la droite, les milieux agricoles, le Parlement et le gouvernement ont affirmé quant à eux qu’un salaire minimum aussi élevé constituerait un danger pour l’emploi. Ils ont également souligné qu’il existait déjà des salaires minimum dans certaines branches professionnelles.

Selon Daniel Lampart, économiste en chef de l’Union Syndical Suisse (USS), cité par l’agence de presse ATS, les résultats du vote sur le salaire minimum ne signifient pas que Suisses sont favorables à des rémunérations ne permettant pas de vivre, les Suisses privilégient les accords de branches au cas par cas : « Les gens veulent que les conventions collectives de travail garantissent de bons salaires. »

Axelle Baudry





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