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Carnets du Business


           

Les collants Gerbe rachetés par un groupe chinois




Mardi 8 Septembre 2015


Après Dim, c’est au tour des collants Gerbe d’être rachetés par un groupe étranger. En faillite, l’entreprise de Saône-et-Loire passe sous contrôle du chinois Chongqing Tianci Hot-Spring Group, spécialiste de l’hôtellerie. 42 des 62 salariés devraient garder leur travail.



Les collants Gerbe rachetés par un groupe chinois
Le savoir-faire français dans le domaine de la couture et des sous-vêtements continue à s’étioler. Près d’un an après le rachat de Dim par un groupe américain, c’est au tour des collants Gerbe de passer sous pavillon étranger.

L’entreprise fondée en 1904 par Stéphane Gerbe et qui depuis s’est fait connaitre dans le haut de gamme des collants, a connu de nombreux rebondissements et déboires. Alors qu’au plus fort de ses activités elle totalisait plus de cinq cents salariés, elle en comptait à peine 62 avant son redressement judiciaire en juillet dernier.

Un groupe chinois en sauveteur

Le groupe hôtellier chinois Chongqing Tianci Hot-Spring Group a été désigné par le tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône comme repreneur de l’entreprise. « Le groupe chinois, récent propriétaire en France du château d’Esclimont (Eure-et-Loir), a proposé de de conserver 42 des 62 salariés. Il compte maintenir l’outil industriel à Saint-Vallier pour continuer à produire dans l’Hexagone et repositionner la marque Gerbe sur le très haut de gamme avec des investissements importants, notamment en marketing et communication en Chine » précise Le Monde.
Avec cette reprise, le groupe chinois compte insérer du Made in France dans des gammes de luxe, notamment de maillots de bain. D’après les informations de l’AFP, le groupe compte investir trois millions d’euros en trois ans pour développer la marque Gerbe.
 
Alors que des projets de reprise par des acteurs français avaient été envisagés, notamment par la société Tricotage des Vosges, les investissements nécessaires pour faire revivre le site ont découragé. « Je ne voulais pas reprendre le bail des murs de l’usine, qui s’élevait à 240 000 euros par an auxquels s’ajoutaient 70 000 euros de charges. Cela revenait à ajouter 1,20 euros à chaque collant fabriqué dans l’usine. Pour moi, ce n’était pas conciliable avec une reprise industrielle qui permette de produire à un prix correct en France. Donc mon offre est devenue irrecevable par le tribunal » a par exemple expliqué le PDG de Tricotage des Vosges, cité par Le Monde.

Joseph Martin





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