Marc Jacobs change de propriétaire après trois décennies sous l'égide de LVMH
L'empire du luxe français dirigé par Bernard Arnault vient de tourner une page décisive de son histoire. Marc Jacobs, l'une des griffes emblématiques du groupe LVMH depuis 1997, rejoint désormais le portefeuille du groupe américain WHP Global, spécialiste reconnu de la gestion de marques premium. Cette transaction, officialisée le 14 mai 2026, conclut un processus de cession engagé plus d'un an auparavant.
Selon Vogue, l'opération valoriserait les actifs autour d'un milliard de dollars, même si les parties prenantes se sont gardées de communiquer les montants exacts. La finalisation de l'accord est attendue avant la fin de l'année 2026, sous réserve des validations réglementaires d'usage.
Selon Vogue, l'opération valoriserait les actifs autour d'un milliard de dollars, même si les parties prenantes se sont gardées de communiquer les montants exacts. La finalisation de l'accord est attendue avant la fin de l'année 2026, sous réserve des validations réglementaires d'usage.
Une architecture financière complexe orchestrée par WHP Global
L'opération révèle une structuration d'une sophistication certaine. WHP Global, fondé en 2019 par Yehuda Shmidman, ne procède pas seul à cette acquisition : le groupe s'associe à G-III Apparel Group, géant américain de la confection textile et propriétaire notamment de DKNY, Donna Karan et Karl Lagerfeld. Comme le rapporte Fashion Network, cette alliance prend la forme d'une coentreprise paritaire détenant la propriété intellectuelle de Marc Jacobs.
G-III investit approximativement 500 millions de dollars, financés par ses liquidités disponibles et un emprunt adossé à sa facilité de crédit renouvelable. Morris Goldfarb, président-directeur général de G-III, précise que son groupe « achètera et gérera certaines parties de l'activité », en particulier la vente directe aux consommateurs et la distribution en gros. Cette répartition des rôles permet à WHP Global de valoriser son expertise en matière de licences, tandis que G-III apporte ses capacités opérationnelles éprouvées dans l'industrie textile — une synergie visant, selon Yahoo Finance, à « accélérer la prochaine phase de croissance de la marque ».
G-III investit approximativement 500 millions de dollars, financés par ses liquidités disponibles et un emprunt adossé à sa facilité de crédit renouvelable. Morris Goldfarb, président-directeur général de G-III, précise que son groupe « achètera et gérera certaines parties de l'activité », en particulier la vente directe aux consommateurs et la distribution en gros. Cette répartition des rôles permet à WHP Global de valoriser son expertise en matière de licences, tandis que G-III apporte ses capacités opérationnelles éprouvées dans l'industrie textile — une synergie visant, selon Yahoo Finance, à « accélérer la prochaine phase de croissance de la marque ».
Un repositionnement stratégique pour LVMH
Pour LVMH, cette cession s'inscrit dans une démarche méthodique de rationalisation de son portefeuille. Le groupe, qui a enregistré un bénéfice net de 10,9 milliards d'euros en 2025 — en recul de 13 % — concentre désormais ses ressources sur ses « mégamarques » et ses contributeurs les plus rentables. Bernard Arnault, dans le communiqué officiel, a salué la « rare créativité et la vision unique » de Marc Jacobs, tout en convenant que « ce nouveau chapitre ouvrira de nouvelles perspectives ».
Cette stratégie de recentrage s'inscrit dans une série de désinvestissements opérés ces dernières années : la cession d'Off-White à Bluestar Alliance en septembre 2024, le rachat par Stella McCartney de la participation minoritaire que détenait LVMH à hauteur de 49 % en janvier 2025, puis la vente des activités Duty Free Shops en Chine à CTG Duty-Free en janvier 2026. Cécile Cabanis, directrice financière du groupe, résumait récemment cette philosophie lors de la présentation des résultats trimestriels : « Chaque fois qu'une marque sous-performe, la première priorité consiste à la redresser. Si, dans certains cas, nous identifions un opérateur susceptible d'offrir un meilleur environnement à la marque, nous concluons un accord. »
Cette stratégie de recentrage s'inscrit dans une série de désinvestissements opérés ces dernières années : la cession d'Off-White à Bluestar Alliance en septembre 2024, le rachat par Stella McCartney de la participation minoritaire que détenait LVMH à hauteur de 49 % en janvier 2025, puis la vente des activités Duty Free Shops en Chine à CTG Duty-Free en janvier 2026. Cécile Cabanis, directrice financière du groupe, résumait récemment cette philosophie lors de la présentation des résultats trimestriels : « Chaque fois qu'une marque sous-performe, la première priorité consiste à la redresser. Si, dans certains cas, nous identifions un opérateur susceptible d'offrir un meilleur environnement à la marque, nous concluons un accord. »
Marc Jacobs maintient sa vision créative
L'un des enjeux cruciaux de cette transaction réside dans la préservation de l'élan créatif qui a fait la singularité de la maison. Marc Jacobs, créateur éponyme âgé de 63 ans, conserve intégralement son rôle de directeur artistique — une garantie négociée dès les premières discussions selon les sources proches du dossier, et jugée déterminante pour sauvegarder l'ADN de la griffe.
« Je serai éternellement reconnaissant envers Bernard Arnault pour son soutien, sa conviction et la confiance qu'il m'a témoignée au cours des trente dernières années », déclare le couturier dans le communiqué officiel. « Je reste pleinement investi dans mon rôle de directeur créatif de Marc Jacobs International et j'attends avec impatience ce nouveau chapitre prometteur. » Yehuda Shmidman, fondateur et PDG de WHP Global, a manifestement mesuré l'importance de cette continuité : selon les observateurs du secteur, les deux hommes ont su établir un rapport de confiance mutuelle, condition sine qua non pour préserver l'identité artistique de la marque au-delà du simple transfert de propriété.
« Je serai éternellement reconnaissant envers Bernard Arnault pour son soutien, sa conviction et la confiance qu'il m'a témoignée au cours des trente dernières années », déclare le couturier dans le communiqué officiel. « Je reste pleinement investi dans mon rôle de directeur créatif de Marc Jacobs International et j'attends avec impatience ce nouveau chapitre prometteur. » Yehuda Shmidman, fondateur et PDG de WHP Global, a manifestement mesuré l'importance de cette continuité : selon les observateurs du secteur, les deux hommes ont su établir un rapport de confiance mutuelle, condition sine qua non pour préserver l'identité artistique de la marque au-delà du simple transfert de propriété.

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