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Lyon Turin en TGV, l’appel d’offres est finalement lancé




Mardi 12 Mars 2019


Les travaux fanco-italiens de construction de la ligne grande vitesse Lyon Turin franchisse une nouvelle étape avec le lancement d’un appel d’offres pour le suite des travaux. Une avancées qui n’était pas évidente pour un dossier qui divise l’Italie.



Creative Commons - Pixabay
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Les deux entités politiques alliées en Italie se divisent sur le dossier de la ligne grande vitesse Lyon-Turin. « Le projet de liaison ferroviaire alimente depuis des mois des polémiques entre les différents courants de la coalition gouvernementale italienne. Le parti d’extrême droite la Ligue, menée par le vice-premier ministre Matteo Salvini, est favorable à cette nouvelle infrastructure, alors que l’antisystème Mouvement 5 étoiles (M5S) du second vice-premier ministre Luigi Di Maio reste farouchement opposé au projet, qu’il considère comme un gaspillage d’argent public » rappelle Le Monde.

Le contexte électrique explique donc le soulagement côté français avec l’annonce lundi 11 mars du lancement des appels d’offres pour la suite des travaux. Le maitre d’ouvrage, TELT qui est détenu à parts égales entre la France et l’Italie, vient en effet de l’annoncer par communiqué. « Le Conseil, à l'unanimité, a décidé de donner suite aux procédures d'appel d'offres relatives aux travaux en France pour le tunnel de base pour un montant estimé à 2.3 milliards d'euros, en tenant compte des indications reçues par les deux Etats et, conformément aux courriers de TELT des 18 décembre, 21 février et de celui adressé aux Premiers Ministres le 9 mars » explique le communiqué de la société. Divisés ou non sur la question, la partie italienne a senti la pression monter alors que la contribution européenne à ce projet d’infrastructures était en jeu.

Le dossier avait pris une telle ampleur politique qu’il y a fort à parier que l’annonce de la poursuite n’éteindra pas l’incendie. « L’Italie souhaite, en particulier, que soit revue la répartition du financement de la future ligne, dont le coût est supporté à 40 % par l’UE, 35 % par l’Italie et 25 % par la France, cette dernière ayant « réaffirmé son attachement », avant l’annonce des appels d’offres, se disant le vendredi 7 mars« convaincue de la pertinence de ce projet majeur ». Il vise principalement à réduire les transports de marchandises en camion au profit du rail, et à diviser par deux le temps de trajet pour les passagers en mettant Turin à deux heures de Lyon » précise Le Monde.

Joseph Martin




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