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Malgré la crise, la France reste le pays le plus attractif d’Europe




Mardi 8 Juin 2021


Pour la deuxième année d’affilée la France est le pays qui a le plus attiré d’investissements étrangers. Une donnée pipée par le contexte économique global tandis que le Royaume Uni, malgré le Brexit, est en deuxième position.



Creative Commons - Pixabay
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La France a plus attiré d’investissements étrangers que les autres pays européens. Le baromètre annuel de EY qui a été publié lundi 7 juin place notre pays en première position, juste devant le Royaume Uni et l’Allemagne. « Sur le Vieux Continent, ils ont reculé de 13 % en 2020, à peu près dans les mêmes proportions que lors de la crise financière de 2008, lorsque la baisse avait été de 11 %. Avec 985 projets recensés, la France, elle, voit la part d’implantations diminuer de 18 %, mais demeure en pole position, à la fois en nombre de projets – le Royaume-Uni en a enregistré 975 et l’Allemagne 930 – et d’emplois créés (environ 30 000) » avance Le Monde.

Si le gouvernement s’est félicité de ses résultats en les présentant comme le fruit de ses réformes et de sa politique de soutien de l’économie ces derniers mois, les raisons de l’attractivité sont plus complexes que la simple fiscalité. Et l’on observe des grandes tendances qui vont dans le bon sens. « Le contenu même des projets d’investissement est encourageant au regard de l’enjeu de réindustrialisation du pays. Environ la moitié des 985 projets visent à « produire ou innover » en France, précise M. Lhermitte. En effet, 341 projets (35 %) ont pour objet de créer ou d’étendre des usines ou des sites de production déjà existants, et 115 sont des projets de recherche et développement. D’un point de vue sectoriel, la pharmacie progresse nettement, suivie de l’industrie du meuble, des utilities (énergie, eau, déchets) et des services financiers. Franck Riester, le ministre délégué chargé du commerce extérieur, rappelle que, si l’Ile-de-France reste la première région d’implantation, « 40 % des projets se font au bénéfice des territoires, dans des villes de moins de 40 000 habitants » » appuie le quotidien.

Malgré la volonté manifeste de s’enthousiasmer, la fragilité de la situation pose question. Car alors que l’on annonçait une chute vertigineuse de l’attractivité britannique, le pays fait à peine moins bien que la France. Or outre-manche les craintes d’instabilités politiques sont désormais digérées, ce qui n’est pas le cas chez nous. 

Joseph Martin

Dans cet article : Allemagne, attractivité, Brexit, EY, France, Le Monde, UK



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