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Nissan pas contre le principe mariage Renault-Fiat Chrysler




Vendredi 31 Mai 2019


Mercredi 29 mai Nissan a déclaré à Renault ne pas être opposé au mariage du groupe français avec Fiat Chrysler. La position du Japonais était attendue alors qu’un rapprochement avec Fiat Chrysler serait une révolution dans le secteur automobile.



Creative Commons - Pixabay
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Ils devaient parler de leur avenir commun, ils ont parlé d’avenir du secteur automobile mondial. Lors de leur réunion au siège social de Nissan Yokohama au Japon, Nissan Renault et Mitsubishi Motors ont discuté de la proposition de Fiat Chrysler de s’allier à Renault. « Ce projet de fusion entre égaux, qui donnerait naissance au troisième groupe automobile mondial, soulève d'importantes interrogations sur la place qui reviendrait à Nissan dans une alliance radicalement différente. Le président de Renault, Jean-Dominique Senard, est arrivé mardi au Japon pour évoquer la proposition de FCA avec Nissan, détenu à 43,4% par le groupe français. "Nous n'y sommes pas opposés", a rapporté au journal Nikkei une source ayant assisté à la réunion. Cette source a également déclaré que "beaucoup de détails doivent être clarifiés" avant que le constructeur japonais n'arrête sa position » rapporte Reuters.

Alors que les rebondissement concernant Carlos Ghosn avait été l’occasion pour Nissan de mieux assoir sa position dans l’alliance avec Renault, l’annonce de Fiat Chrysler a été un choc pour le groupe japonais. « Nissan, qui a repoussé des ouvertures de Renault en vue d'une fusion, a été pris au dépourvu par les discussions entre le groupe français et FCA, ont dit des sources à Reuters, ce qui a fait naître chez le constructeur japonais la crainte d'une marginalisation dans l'alliance qu'ils forment depuis 20 ans. Ce projet complique un peu plus la position du directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, déjà fragilisé par les mauvaises performances financières du groupe et par ses relations tendues avec Renault depuis que le constructeur japonais a déclenché en novembre la disgrâce de l'ancien homme fort de l'alliance, Carlos Ghosn » explique l’agence de presser anglo-saxonne. Dans une position de faiblesse qui rendait difficile un non catégorique, Nissan sait qu’une éventuelle fusion avec Fiat Chrysler sera un véritable défi pour garder une marge de manœuvre stratégique importante. Sans droit de vote dans Renault et avec 15% du capital, Nissan est conscient du risque de dilution au sein de ce qui serait le plus gros acteur automobile du monde.

Joseph Martin

Dans cet article : Fiat-Chrysler, Nissan, Renault, Reuters



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