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Pourquoi EDF s’accroche à l’EPR de Flamanville




Jeudi 10 Septembre 2015


Le PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy a affirmé en conférence de presse que la centrale nucléaire de troisième génération Flamanville était une « enjeu vital » pour l’électricien. C’est dans une logique stratégique et managériale que l’entreprise poursuit le projet sans s’inquiéter des évolutions en dents de scie du débat sur la sortie du nucléaire.



Source EDF
Source EDF
« Pas mort l’EPR de Flamanville. Le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, l’a affirmé haut et fort, ce jeudi matin lors d’une conférence de presse. La future centrale nucléaire de troisième génération constitue "un enjeu vital" pour son entreprise et la filière nucléaire française » annonce le magazine Challenges .
 
Malgré tous les retards et imprévus sur le chantier de ce réacteur nouvelle génération, la direction du groupe n’en démord pas : il faut continuer.

Anomalies et oppositions de militants

« En avril, l'Autorité de sûreté nucléaire avait annoncé qu'une "anomalie sérieuse" avait été détectée dans la composition de l'acier du couvercle et du fond de la cuve du réacteur. Deux mois plus tard l’Institut de Radioprotection et de sûreté nucléaire avait évoqué des "difficultés de fonctionnement" sur les soupapes de sûreté et EDF avait révélé des défauts sur trois des vingt-quatre soudures du circuit primaire du réacteur » continue le magazine sur son site internet.
 
Les diverses annonces d’incidents techniques et d’imprévus ont suscité de nouvelles campagnes de mobilisation des militants anti-nucléaires. En réaction, la direction de l’entreprise veut mettre en avant des arguments en faveur du projet : 4 000 employés et 150 entreprises impliquées.
 
Si les intérêts de l’entreprise ont bien été mis en valeur par un exercice de communication bien maitrisé par le nouveau patron de EDF, pour l’Etat les retards successifs amènent à une situation tendue : « ce retard constitue un casse-tête car le lancement de Flamanville doit se faire concomitamment avec la fermeture de Fessenheim afin de respecter le plafond de 63,2 gigawatts de nucléaire fixé dans la loi de transition énergétique. Résultat, François Hollande ne pourra pas tenir son engagement de fermer Fessenheim fin 2016 » précise Challenges. Une déconvenue qui pourrait jouer un rôle non négligeable sur le soutien du gouvernement.

Joseph Martin





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