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Quand le fondateur de WhatsApp s’en prend à Facebook




Mercredi 21 Mars 2018


Facebook est la cible de toutes les critiques avec des appels au boycott qui se multiplient. La prise de parole lapidaire d’un des fondateurs de WhatsApp est symptomatique de ce que représente le réseau social dans le domaine de la communication.



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Brian Acton est le cofondateur de WhatsApp. Il est resté à bord quand Facebook a racheté pour 19 milliards de dollars l’application de messagerie. En novembre 2017 il a finalement quitté le navire pour s’engager dans des initiatives de défense de la vie privée par des logiciels plus surs.

Alors quand il écrit sur Facebook « Il est temps. Supprimer Facebook », le message mérite d’être souligné. « La problématique de la vie privée et de la sécurité des données est l'élément essentiel qui a donné naissance à WhatsApp. Brian Acton a créé l'application avec Jan Koum qui a passé sa jeunesse près de Kiev, en Ukraine, en ex-URSS. Ses parents ayant connu la surveillance des télécommunications par le régime communiste, il a été sensibilisé très jeune à la nécessité d'un moyen d'échanger des messages de manière sécurisée. En 2009, le projet se réalise et WhatsApp sort sa toute première version » rappelle Le Figaro .

Depuis qu’il est sorti de WhatsApp, Acton a investi dans un autre acteur de la messagerie instantanée : Signal. En s’engageant avec la Signal Foundation, il a annoncé le développement de projets ouverts au public qui permettraient de protéger la vie privée. Une protection qui doit être efficace contre Facebook si l’on en croit les premiers éléments de l’affaire Cambridge Analytica. Il semble en effet que Facebook a récupéré illégalement les données de 50 millions d’utilisateurs pour Cambrige Analytica, une agence d’analyse des données et de l’opinion qui a notamment travaillé à la campagne de Trump.

« Néanmoins, WhatsApp n'est pas exempt de tout soupçon: la Cnil a mis la société en demeure en décembre 2017 pour transmission de données personnelles à Facebook sans base légale. D'autres instances régulatrices de pays comme le Royaume-Uni, l'Italie ou l'Allemagne ont également pris des mesures contre la messagerie et ces transferts de données. En réaction, WhatsApp et Facebook se sont engagés à ne plus partager les informations des utilisateurs en Europe. Selon les firmes, cet engagement sera respecté jusqu'à ce que les applications puissent se conformer au Règlement général sur la protection des données (RGPD) prévu pour le 25 mai prochain », rappelle Le Figaro. De quoi dégouter celui qui avait créé l’application pour protéger les utilisateurs.

Joseph Martin

Dans cet article : Brian Acton, Facebook, Le Figaro, WhatsApp




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