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Carnets du Business


           

Sanctions iraniennes : Bruxelles veut sauver l’honneur




Mercredi 22 Août 2018


Les sanctions américaines contre les sociétés qui travaillent en Iran sont entrées en application. L’Union européenne, grande perdante de cette décision unilatérale des Etats-Unis, cherche à sauver l’honneur en annonçant la réactivation de la loi de blocage qui prévoit de sanctionner les entreprises qui céderaient à la pression américaine tout en dédommageant celles qui seront impactées.



Creative Commons - Pixabay
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L’UE semble vouloir sauver l’honneur parce qu’on voit mal comment les multinationales impliquées en Iran prendraient le risque de mettre à mal leurs intérêts aux Etats-Unis. Les constructeurs automobiles, les groupes d’hydrocarbures ont trop à perdre pour tenir tête à Washington, quand bien même Bruxelles serait derrière eux.

En annonçant la réactivation de la loi de blocage, l’Union européenne cherche surtout à montrer qu’elle ne reste pas inactive face au camouflet infligé par les Etats-Unis. En annonçant le retrait du pays de l’accord sur le nucléaire iranien et la mise en place unilatérale de sanctions financières sur quiconque commercerait avec le pays, Donald Trump a mis le Vieux continent dans une posture très embarrassante. « Il s'agira de sanctions essentiellement financières (sur les transactions en dollars), mais aussi de taxes sur les matières premières, et, pour les secteurs automobile et de l'aviation, de sanctions sur les achats américains. Plusieurs entreprises françaises, dont le fabricant automobile PSA, sont dans le collimateur de Washington » raconte France Inter. Et la radio d’expliquer ce qu’est la loi de blocage : « Ce règlement, qui date de 1996, est destiné à protéger les entreprises européennes de sanctions extraterritoriales. Et pour assurer cette protection, la Commission européenne se veut stricte : à compter de mardi matin, si une entreprise européenne se plie aux exigences américaines, elle sera passible de pénalités financières... fixées par les États membres de l'UE ».

Reste à voir si cette mesure ne va pas simplement compliquer la tâche des grands groupes qui devront expliquer pourquoi il se retire d’Iran ou être sanctionnés par l’UE. Si le soutien de Bruxelles ne changera rien au péril des sanctions pour ces multinationales, en revanche pour des PME sans intérêts économiques outre-Atlantique, ce pourrait être une garantie suffisante pour rester engagées.

Joseph Martin

Dans cet article : Bruxelles, France Inter, Iran, loi de blocage, USA




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