11 milliards d’euros pour sécuriser sa base industrielle
Le 21 février 2026, Stellantis a annoncé un investissement de 13 milliards de dollars aux États-Unis sur quatre ans, soit environ 11 milliards d’euros selon le taux de change publié par la Banque centrale européenne le 20 février 2026. Officiellement, l’objectif est d’améliorer la fiabilité des moteurs et des transmissions. En réalité, pour Stellantis, il s’agit aussi de contenir l’explosion des coûts de garantie et de restaurer une image technique fragilisée par les problèmes rencontrés sur certaines motorisations, dont le PureTech.
Le plan prévoit cinq nouveaux véhicules et 19 modèles rafraîchis d’ici 2029, ainsi qu’une montée en puissance industrielle aux États-Unis, avec plus de 5 000 emplois annoncés et une hausse de 50 % de la production sur certains sites. Pour Stellantis, la logique est claire : investir massivement en amont pour réduire les pannes en aval. Moins de défaillances signifie moins de provisions comptables, une meilleure valeur résiduelle et, à terme, des marges plus stables dans un environnement concurrentiel sous tension.
Le plan prévoit cinq nouveaux véhicules et 19 modèles rafraîchis d’ici 2029, ainsi qu’une montée en puissance industrielle aux États-Unis, avec plus de 5 000 emplois annoncés et une hausse de 50 % de la production sur certains sites. Pour Stellantis, la logique est claire : investir massivement en amont pour réduire les pannes en aval. Moins de défaillances signifie moins de provisions comptables, une meilleure valeur résiduelle et, à terme, des marges plus stables dans un environnement concurrentiel sous tension.
Stellantis ajuste son mix pour protéger ses volumes et ses marges
En parallèle, Stellantis corrige son positionnement énergétique. Le groupe réintroduit certaines motorisations diesel en Europe, alors qu’il avait fortement accéléré sur l’électrique. Stellantis souhaite « maintenir des moteurs diesel dans son portefeuille et, dans certains cas, augmenter son offre de motorisations » afin de répondre à la demande. Pourtant, selon les chiffres de l’ACEA, le diesel ne représenterait plus que 7,7 % des immatriculations européennes en 2025, contre 19,5 % pour l’électrique.
Ce repositionnement s’explique par une contrainte économique. Xavier Chardon affirme que « La seule chose qu’on a réussi à faire, c’est envoyer tous nos clients chez Dacia. » Derrière cette formule, le message est financier : lorsqu’un modèle électrique s’affiche à 37 050 euros pour 343 kilomètres d’autonomie WLTP, une partie du marché se détourne. Pour Stellantis, l’investissement moteur n’est donc pas seulement technique ; il vise à sécuriser les volumes, préserver le cash-flow et financer la transition énergétique sans sacrifier la rentabilité immédiate.
Ce repositionnement s’explique par une contrainte économique. Xavier Chardon affirme que « La seule chose qu’on a réussi à faire, c’est envoyer tous nos clients chez Dacia. » Derrière cette formule, le message est financier : lorsqu’un modèle électrique s’affiche à 37 050 euros pour 343 kilomètres d’autonomie WLTP, une partie du marché se détourne. Pour Stellantis, l’investissement moteur n’est donc pas seulement technique ; il vise à sécuriser les volumes, préserver le cash-flow et financer la transition énergétique sans sacrifier la rentabilité immédiate.

Éditorialistes & Contributeurs
Corporate management








