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Urbanisme et mobilité : pour Citelum la lumière fait bien plus qu’éclairer




Mardi 16 Avril 2019


L’urbanisation fait partie des phénomènes marquants du début du XXIe siècle. Elle fait plus particulièrement émerger de nouvelles questions de sécurité et de mobilité. Pour y répondre, les réflexions se portent sur l’optimisation de l’outil technique afin d’améliorer le bien-être citadin. Citelum est l’un des acteurs qui s’inscrit dans cette approche au moyen de sa spécificité, l’utilisation de la lumière.



Urbanisme et mobilité
 
En 2009, l’ancien maire de Denver, Wellington Webb, déclarait que le XXIe siècle serait celui des villes (1). Si aujourd’hui, la moitié de la population mondiale est urbaine, cette part devrait atteindre 70 à 75% d’ici 2050. Hormis la question du logement, d’autres problématiques propres aux grandes villes nécessiteront de ce fait des réponses appropriées, au premier rang desquelles la mobilité. 65% des Français considèrent que la possibilité de se déplacer facilement conditionne la qualité de leur vie quotidienne (2). Parmi les solutions envisagées les systèmes connectés font partie des réponsestechnologiquesdéveloppéespar la société française Citelum, filiale d’EDF historiquement spécialisée dans l’éclairage et qui gère trois millions de points lumineux dans le monde. Avec le développement des Smart City, la lumière joue un rôle accruet le développement des problématiques de sécurité et de mobilitéa amené l’entreprise à réfléchir aux autres applications potentielles de son cœur de métier.
 
La lumière « augmentée » : optimiser la sécurité et la mobilité
 
Grâce à la lumière Citelum fait plus qu’éclairer et comme l’affirme Carmen Munoz-Dormoy, directrice générale : « L’éclairage apporte une infrastructure sur laquelle il est possible de greffer d’autres services en matière de sécurité […]autour de la mobilité avec des capteurs de données ou des systèmes de recharge électrique. » (3)En effet pour l’entreprise française, la lumière ne se limite pas aux simples candélabres mais elle peut devenir un véritable outil aux multiples fonctions.La sécurisation par exemple, par son rôle à la fois dissuasif et rassurant.Les éclairages connectés permettent notamment d’éclairer les zones sombres à l’approche de personnes détectées par des capteurs de présence et de luminosité. En favorisant le sentiment de sécurité, ces candélabres facilitent la mobilité dans des zones autrement sombres et potentiellement anxiogènes.
 
À Sant Cugat del Vallès, en Catalogne, Citelum expérimente aussi la régulation des nuisances sonores – considérées comme un élément d’insécurité– au moyen de capteurs intégrés à des candélabres. Ceux-ci clignotent et créent ainsi un phénomène bien connu en psychologie cognitive, le « pop-out »,jusqu’à ce que le niveau sonore redescende.
 
La lumière, langage de la smart city
 
La ville « connectée » ou « intelligente » a pour objet principal d’adapter ses infrastructures aux besoins réels des habitants.Comme le souligne Jean-Daniel Le Gall, directeur général adjoint de Citelum : « Une de nos responsabilités est aussi de proposer aux collectivités locales l’éclairage idoine, au bon endroit, en fonction de l’usage que l’on en fait. Nous ne mettons évidemment pas des lampes de 1000 watts partout sur le territoire urbain. Nous qualifions les besoins en fonction des zones, de leur usage et de leur fréquentation. » (4)C’est pour cela que les donnéesetla transmission de celles-ci sont au cœur du développement de la smart city. Or, la lumière, en tant qu’émettrice de signal, y tient également une place centrale.
 
Humains ou technologiques, les détecteurs sensoriels sont des détecteurs de contraste,c’est-à-dire le rapport d’intensité entre deux stimulations. La lumière est doncutilisée également aux finsde fluidification du stationnement urbain, la recherche d’une place pouvant représenter selon les pays de 10 à 40% du trafic. Citelum expérimente, après la prise en compte de facteurs propres à la ville et à ses habitants, la mise en place de capteurs. À partir de la luminosité, ceux-ci identifient en temps réel l’occupation ou la libération de places de stationnement et informent les automobilistes au moyen d’une application mobile. L’entreprise mène le même type d’expérience par la connexion des bornes de recharge électrique au réseau d’éclairage public, pour capter quelles bornes se libèrent afin d’éviter un trafic généré par la recherche de place disponible.
 
 
Carmen Munoz-Dormoy, directrice générale de Citelum, rappelle : « la lumière constitue pour nous l’épine dorsale de la Smart City » (5). En effet celle-ci figure au premier plan des solutions pour répondre aux enjeux urbains de demain, de la sécurité à la mobilité. Outil du quotidien omniprésent au point d’être devenue parfois « invisible », elle recèle de nombreuses applications que met déjà en pratique un acteur comme Citelum.
 
 
(1) https://business-digest.eu/fr/2013/07/09/ville-2-0-quel-impact-pour-le-citoyen-et-lentreprise/
 
(2) https://elabe.fr/wp-content/uploads/2018/05/elabe_lmi_services-de-la-vie-quotidienne_rapport_23052018.pdf
 
(3) http://www.economiematin.fr/news-la-nouvelle-strategie-de-citelum-entretien-avec-carmen-munoz-dormoy-directrice-generale
 
(4) https://www.carnetsdubusiness.com/Eclairage-urbain-chez-Citelum-une-performance-fonctionnelle-et-energetique-sur-mesure_a1872.html
 
(5) https://www.ladn.eu/archives/genie-collectif-edf/smart-city-ce-nest-pas-quune-ville-truffee-de-capteurs/
 

Capucine Davignon




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