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Vinci Airports : un Français parmi les leaders mondiaux des opérateurs aéroportuaires




Jeudi 25 Juillet 2019


En moins de dix ans, Vinci Airports est devenu le premier opérateur privé mondial d’aéroports avec 45 plateformes dans 12 pays accueillant près de 200 millions de passagers. Grâce à son modèle d’acteur global – concessionnaire, exploitant, investisseur –, le groupe peut actionner tous les leviers du développement... Et les résultats sont au rendez-vous.



L’histoire de Vinci Airports débute en 1995 avec l’obtention d’une première concession au Cambodge, pour les aéroports de Phnom Penh et SiemReap. Puis viendra la reprise des aéroports régionaux de Grenoble et Chambéry au début des années 2000. Mais c’est en 2013 que l’activité aéroportuaire de Vinci va vraiment décoller avec la reprise de l’exploitation des dix aéroports du Portugal, dont le hub de Lisbonne.
 
Le développement et l’internationalisation de l’activité vont alors s’accélérer : reprise de l’aéroport de Santiago du Chili en partenariat avec Aéroports de Paris (ADP), puis de six sites en République Dominicaine en 2015... Obtention de la concession des aéroports du Kansai et d’Osaka au Japon et reprise d’Aéroports de Lyon en 2016... Intégration au réseau international de Vinci Airports des plateformes de Salvador de Bahia (Brésil) et de Kobe (Japon) en 2017, puis de Belgrade(Serbie), Belfast (Irlande du Nord), Stockholm-Skavsta(Suède), Orlando-Sanford (Etats-Unis) et d’un aéroport du Costa Rica en 2018...Derniers développements en date : l’achat de l’aéroport londonien de Gatwick pour 3,2 milliards d’euros, fin décembre 2018, et l’accord du gouvernement portugais pour construire un second aéroport à Lisbonne et agrandir le premier.
 
Résultat : en moins de dix ans, le groupe Vinci est devenu le premier opérateur privé mondial d’aéroports avec 45 plateformes situées dans 12 pays et ayant accueilli un total de près de 200 millions de passagers en 2018.En constante augmentation, le chiffre d’affaires de Vinci Airports a été multiplié par deux en trois ans, pour atteindre 1,6 milliard d’euros en 2018. Le groupe est aujourd’hui partenaire de plus de 250 compagnies aériennes et emploie près de 15 000 collaborateurs dans le monde.
 
Une expertise globale, unique sur le marché
 
A la fois concessionnaire, maître d’ouvrage, exploitant et investisseur, Vinci Airports se positionne comme un acteur global, avec un modèle intégré unique sur le marché. Grâce à sa vision opérationnelle d’exploitant, le groupe est capable de piloter plus finement les investissements en fonction de l’évolution du trafic, ce qui constitue un atout important pour gérer de manière efficace les infrastructures aéroportuaires. Le groupe investit ainsi à long terme dans les aéroports qui lui sont confiés. Trois milliards d’euros de travaux sont ainsi planifiés dans les cinq prochaines années. Un investissement de 100 M€ est par exemple prévu pour doubler la capacité des aéroports de Phnom Penh et SiemReap, au Cambodge… Tandis que la construction de la nouvelle aérogare de l'aéroport de Santiago du Chili nécessitera 930 M$.
 
Grâce à ce modèle d’opérateur global, Vinci Airports est aussi capable d’activer tous les leviers du développement aéroportuaire. Lorsque le groupe investit dans l’extension d’un aéroport pour faire face à la croissance du trafic, il en profite systématiquement pour repenser les flux et l’implantation des commerces afin d’améliorer l’expérience des passagers, tout en augmentant les revenus de l’aéroport. La rénovation des terminaux des aéroports portugais de Lisbonne, Porto et Madère a ainsi permis d’améliorer l’accessibilité et l’attractivité de l’offre pour les voyageurs. A Lisbonne, le parcours client a été entièrement repensé. Les extensions des sites de Phnom Penh et SiemReap, au Cambodge, tout en permettant d’accueillir les futurs flux de passagers, améliorent également l’expérience voyageur.
 
« Les concessions, ce n’est pas une vache à lait, c’est du travail tous les jours », aime à dire Xavier Huillard, PDG de Vinci, selon Le Monde. « Démarcher les compagnies pour multiplier les destinations, optimiser tous les maillons de la chaîne pour accroître les mouvements d’avions et les flux de passagers, développer massivement la surface de boutiques… La recette est connue, écrit le quotidien (8 avril 2019). Dans un contexte de croissance rapide du trafic aérien mondial – qui devrait encore doubler d’ici à 2030 –, l’effet multiplicateur est spectaculaire. A Lisbonne, Vinci a triplé le rythme de croissance des passagers, doublant le trafic en six ans seulement. »
 
Créer de la valeur pour toutes les parties prenantes
 
Vinci Airports a pour ambition de créer de valeur pour toutes ses parties prenantes : passagers, collaborateurs, compagnies aériennes, commerces, collectivités publiques et acteurs des territoires. Le groupe mise en particulier sur sa connaissance du terrain et des élus locaux. « Vinci développe cette activité dans le souci constant de la satisfaction de tous ses partenaires : en premier lieu, les gouvernements ou collectivités qui lui font confiance, en tant qu’autorités concédantes, ou en tant que partenaires au capital d’Aéroports de Lyon, par exemple », explique ainsi Xavier Huillard dans une tribune au Monde (19 mars 2019). « Au Portugal, Vinci bâtit des relations partenariales de long terme avec l’Etat ; la confiance réciproque entre concédant et concessionnaire vient de se traduire par un accord pour la création d’un second site aéroportuaire pour desservir la région de Lisbonne ».
 
Pour développer le trafic, le groupe mène une approche proactive en partenariat avec les compagnies aériennes et les acteurs du tourisme local afin d’ouvrir de nouvelles lignes et d’augmenter le nombre de voyageurs. Il mise également sur son savoir-faire en matière de marketing aérien. Le groupe a ainsi enregistré pour l’ensemble des aéroports qu’il exploite une croissance du trafic de plus de 20 % au cours des deux dernières années (entre 2016 et 2018).
 
Pour améliorer l’expérience passager et dynamiser les revenus, Vinci Airports développe également une expertise pointue pour tout ce qui concerne les activités extra-aéronautiques : vente de biens aux voyageurs, commercialisation de boissons et de nourriture, location de voitures, gestion des parkings... Des activités qui peuvent générer plus de la moitié des revenus dans les grands aéroports privatisés et sont donc vitales pour la viabilité économique des infrastructures. Le réseau de Vinci Airports intègre ainsi quelque 750 magasins et restaurants, 58 000 places de parking et 1 700 chambres d’hôtel.
 
Offre commerciale rigoureusement sélectionnée, valorisation de la culture locale, partenariat avec les enseignes pour rendre l’offre visible à 100 %, optimisation de l’expérience et des services aux passagers, démarche d’amélioration continue dans un esprit « centré client », culture du service, développement du digital… Vinci Airports s’efforce de ne rien laisser au hasard dans ce domaine. A l’aéroport de Madère, la refonte des espaces marchands en 2016 a par exemple permis d’augmenter les recettes commerciales de plus de 33 %.
 
Innovations et stratégie environnementale
 
Vinci collabore également avec des start-ups pour développer des innovations, comme Business in the Air, une application actuellement expérimentée dans les aéroports de Lisbonne et de Porto qui permet d’entrer en contact professionnel avec d’autres passagers... Ou Skiply qui utilise l’Internet des objets pour collecter en temps réel les avis des passagers sur les éventuels dysfonctionnements d’un équipement ; une solution d’ores et déjà déployée dans les aéroports de Chambéry, Grenoble, Nantes et Toulon… Ou encore Eelway qui permet aux passagers de voyager sans leurs bagages, qu’ils confient avant leur vol pour les récupérer à l’atterrissage ou chez eux par livraison ; une solution prochainement expérimentée à l’aéroport de Lyon.
 
Enfin, « Vinci est également le seul acteur aéroportuaire à inscrire la totalité de son réseau d’aéroports dans un programme environnemental très ambitieux », souligne Xavier Huillard. Cette stratégie environnementale globale baptisée Air Pact et définie en 2015 fixe quatre engagements à l’horizon 2020 pour tous les aéroports : obtenir ou maintenir les accréditations ACA (Airport Carbon Accreditation); réduire l’intensité énergétique de 20 % d’ici 2020 (par rapport à 2013) ; réaliser un diagnostic des enjeux biodiversité ; obtenir la certification ISO 14001. Energie et gaz à effet de serre, consommation d’eau, gestion des déchets, bruit, biodiversité, réduction des impacts environnementaux, mise en œuvre d’un système de management environnemental : tels sont les sept domaines couverts par le programme commun d’amélioration de la performance. Une stratégie environnementale considérée comme un levier de compétitivité sur le long terme.


Dans cet article : France, international, Vinci, Vinci Airports



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