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Vinci a pris le contrôle de l’aéroport de Gatwick de Londres




Mercredi 15 Mai 2019


Le groupe français Vinci a pris possession de la majorité du capitale de l’aéroport Gatwick, le deuxième complexe de Londres. Une prise de guerre importante pour Vinci qui assure avoir de grandes ambitions pour le huitième aéroport européen en termes de trafic.



Creative Commons - Pixabay
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45,7 millions de passagers chaque année, c’est le huitième aéroport européen. C’est dire que la prise est belle pour Vinci qui vient de prendre 50,01% du capital de la société qui gère Gatwick. Pour ma modique somme de 3,2 milliards d’euros, le Français n’a pas tremblé et avance une profitabilité supérieure à 50%. La direction concessions du groupe assure d’ailleurs qu’elle a un plan pour augmenter les profits. « Les axes d’amélioration ? D’abord augmenter les recettes issues du commerce, qu’il s’agisse des ventes réalisées en duty free (parfums, vêtements…) ou des recettes issues de la restauration. À Gatwick, en moyenne, un passager ne dépense pas plus de dix livres (11,52 euros) contre plus de 20 livres à Heathrow (23,05 euros). Même si le nombre de long-courriers générateurs de gros achats est largement supérieur à Heathrow, cela ne justifie pas un tel écart. Vinci en sait quelque chose : le groupe qui exploite 46 aéroports dans le monde (Lyon, Lisbonne, Santiago du Chili ou encore Osaka, où la dépense par passager est de 46 euros) réalise des ventes bien meilleures sur pas mal de ses plateformes aéroportuaires » assure Le Figaro. Des appels d’offres seront lancés pour la gestion des commerces du complexe de l’aéroport.

Le groupe français compte par ailleurs faire monter en puissance l’aéroport pour qu’il accueille encore plus de passagers. « Aujourd’hui, 55 avions y décollent ou atterrissent toutes les heures. En créant une deuxième piste plus courte, on pourrait passer à terme à 70 mouvements par heure. Sur ce terrain, Vinci n’invente rien. La direction de l’aéroport a fait cette proposition depuis de longs mois au gouvernement britannique qui n’a pas encore donné sa réponse. Et, si le projet devenait réalité, il ne serait pas mis en place avant cinq ans » précise le quotidien.

Joseph Martin

Dans cet article : Gatwick, Le Figaro, Vinci



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