Heineken face à des conditions de marché difficiles et à une baisse des volumes
D’abord, Heineken justifie ces suppressions d’emplois par un environnement économique dégradé. Selon Le Parisien, le brasseur évoque des « conditions de marché difficiles ». De plus, le groupe a constaté une baisse de 2,4 % de ses volumes de bière en 2025. Ainsi, Heineken subit un recul de la consommation dans plusieurs régions, notamment en Europe et en Amérique, ce qui pèse mécaniquement sur son activité. Par ailleurs, la demande de bière a fléchi sur plusieurs marchés clés, confirmant la tendance observée par le brasseur.
Ensuite, Heineken a également revu ses perspectives financières à la baisse. Le groupe table désormais sur une croissance de son bénéfice comprise entre 2 % et 6 % en 2026, contre une prévision antérieure de 4 % à 8 %. En outre, cette révision traduit un climat d’incertitude durable pour le brasseur. « Nous restons prudents dans nos prévisions à court terme concernant les conditions du marché de la bière », a déclaré Dolf van den Brink, directeur général. Dès lors, Heineken ajuste sa structure de coûts afin de préserver sa rentabilité, alors même que la concurrence internationale demeure intense.
Heineken engage un plan de productivité pour réduire ses coûts et ses emplois
Par conséquent, Heineken inscrit ces suppressions d’emplois dans un plan plus large d’amélioration de la productivité. Le groupe veut « accélérer la productivité à grande échelle afin de réaliser des économies importantes », selon Zonebourse. Ainsi, le brasseur cherche à rationaliser son organisation pour s’adapter à la contraction de certains marchés. De plus, les 5 000 à 6 000 emplois concernés représentent environ 7 % des effectifs mondiaux, estimés à 87 000 salariés. En conséquence, l’ampleur du plan illustre la volonté de Heineken d’agir rapidement sur sa base de coûts.
En outre, si le groupe n’a pas détaillé précisément la répartition géographique des emplois supprimés, TF1 Info évoque des suppressions « probablement en Europe ». Dès lors, le brasseur pourrait concentrer une partie des réductions dans ses marchés historiques. Cependant, Heineken opère dans de nombreuses régions du monde et la restructuration pourrait toucher différents niveaux de l’organisation. Par ailleurs, l’annonce intervient alors que Dolf van den Brink a fait part de ses « sentiments mitigés » à l’approche de son départ. Cette transition managériale s’ajoute donc à une phase de transformation stratégique pour le brasseur.
Heineken sous pression dans un secteur mondial en mutation
De fait, Heineken n’est pas isolé dans cette conjoncture. Selon Reuters, l’ensemble du secteur brassicole fait face à un ralentissement de la consommation, lié à des pressions économiques et à l’évolution des habitudes des consommateurs. Ainsi, le brasseur doit composer avec une demande plus volatile et des arbitrages budgétaires défavorables aux boissons alcoolisées dans certains pays. En parallèle, la concurrence demeure vive, notamment face à des groupes internationaux de premier plan, ce qui oblige Heineken à défendre ses parts de marché tout en maîtrisant ses coûts.
Par ailleurs, la décision de supprimer entre 5 000 et 6 000 emplois sur deux ans traduit un choix stratégique assumé. Heineken privilégie une adaptation structurelle plutôt qu’un ajustement ponctuel. En effet, en réduisant environ 7 % de ses effectifs mondiaux, le brasseur envoie un signal clair aux investisseurs sur sa volonté de préserver ses marges dans un environnement contraint. Toutefois, cette orientation soulève des enjeux sociaux majeurs, puisque plusieurs milliers d’emplois seront concernés à l’échelle internationale. Dès lors, Heineken entre dans une phase décisive de son histoire récente, entre discipline financière et transformation industrielle.

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