Le 25 février 2026, la Corée du Sud a franchi un cap symbolique et stratégique. En effet, d’après Bloomberg, relayé par BFM Bourse, la capitalisation cumulée des entreprises cotées sud-coréennes atteint 3 760 milliards de dollars, soit environ 3 460 milliards d’euros. Or, dans le même temps, la France affiche 3 690 milliards de dollars, soit près de 3 395 milliards d’euros. Ainsi, la Corée du Sud dépasse désormais la France en bourse, ce qui marque une étape majeure dans la hiérarchie mondiale des marchés actions.
La Corée du Sud dépasse la France en bourse et s’impose dans le top 9
La Corée du Sud s’installe donc parmi les neuf premières places financières mondiales. L’écart entre les deux pays reste réduit mais significatif, puisqu’il représente environ 65 milliards de dollars, soit près de 60 milliards d’euros. Toutefois, au-delà du simple différentiel, c’est la dynamique qui impressionne. En effet, la capitalisation de la Corée du Sud a progressé de 130 % sur un an, ce qui constitue l’une des hausses les plus marquées parmi les grandes places financières. Dès lors, la bourse sud-coréenne gagne en profondeur et en visibilité, tandis que la France évolue à un rythme plus modéré.
Par ailleurs, le contraste se retrouve dans la performance des indices. L’indice phare de Séoul, le Kospi, affiche une progression de 44,4 % depuis le début de l’année, contre seulement 4,8 % pour le CAC 40. En outre, Reuters indique que le Kospi a franchi pour la première fois le seuil des 5 000 points, porté par l’essor de l’intelligence artificielle et par des réformes du marché des capitaux. Ainsi, la Corée du Sud bénéficie d’un puissant effet d’entraînement sectoriel, ce qui renforce mécaniquement son poids en bourse.
L’IA et les semi-conducteurs, moteurs du décollage de la Corée du Sud en bourse
La Corée du Sud doit ce rattrapage spectaculaire à une spécialisation stratégique. En effet, selon BFM Bourse, l’envolée de 130 % sur un an est alimentée par les valeurs liées à l’intelligence artificielle et à la robotique. De plus, la place de Séoul concentre plusieurs géants des semi-conducteurs, secteur au cœur de la révolution technologique mondiale. Dès lors, la Corée du Sud apparaît comme un baromètre direct des investissements mondiaux dans l’IA. À ce titre, Stephen Innes, de SPI AM, affirme que « la Corée du Sud est l'expression publique la plus claire du cycle d'investissement dans l'IA ».
En parallèle, les autorités ont engagé des réformes destinées à moderniser la bourse locale et à renforcer l’attractivité du marché des capitaux : la Corée du Sud ne se contente pas de bénéficier d’un cycle sectoriel favorable, elle améliore également son cadre réglementaire. En revanche, la France repose davantage sur des secteurs traditionnels comme le luxe, l’énergie ou l’aéronautique, ce qui limite l’effet multiplicateur lié aux technologies numériques. La structure sectorielle explique en grande partie pourquoi la Corée du Sud a pu accélérer plus rapidement que la France en bourse.
Pourquoi la Corée du Sud consolide son avance face à la France en bourse
La montée en puissance de la Corée du Sud traduit aussi un repositionnement géographique des capitaux. En effet, la demande mondiale en semi-conducteurs, dopée par l’essor des centres de données et des applications d’intelligence artificielle, soutient fortement les valorisations. Par conséquent, chaque relèvement d’anticipations bénéficiaires se répercute immédiatement sur la capitalisation totale. La progression cumulée a ajouté l’équivalent de plusieurs centaines de milliards d’euros en un an à la valeur de marché sud-coréenne. Ainsi, la Corée du Sud attire des flux internationaux massifs, ce qui consolide son statut dans le top 9 mondial.
La France conserve des atouts structurels importants, mais le différentiel de performance reste frappant : +44,4 % pour le Kospi contre +4,8 % pour le CAC 40. De plus, le franchissement des 5 000 points par l’indice sud-coréen envoie un signal psychologique fort aux investisseurs. Dès lors, la Corée du Sud s’impose comme l’un des centres névralgiques de la bourse technologique mondiale. Le dépassement de la France ne relève pas d’un simple épisode conjoncturel, mais d’un changement d’échelle durable dans la hiérarchie financière internationale.

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